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Une journée à l’heure porteña

22 Janvier 2009 , Rédigé par Passerelle Publié dans #Voyages - voyages

Une journée à l’heure porteña, ça commence entre 8h et 9h du matin par une medialuna (« croissant ») dégustée au comptoir d’un café avec un café con leche (« café au lait"), en lisant les dernières nouvelles sur les pages de « La Nación », le quotidien argentin.

 

Ensuite, promenade au détour des ruelles, où les porteñas rivalisent d’élégance et où le regard des porteños (et parfois aussi leurs éloges) les suit avec concupiscence…

 

Arrêt dans la Igreja San Ignacio pour y puiser un peu de quiétude avant de repartir à l’assaut de ce pavé chaud et ensoleillé ;



à midi – ou plutôt, 14h, on déjeune ici à l’heure espagnole -, un morceau de pizza croquante et savoureuse suivi d’un espresso fort en goût et mousseux prouve bien que les Italiens ont laissé ici leur marque…

 

Après-midi shopping : je ne peux pas repartir d’ici sans une paire de chaussures de tango, à force de brûler le parquet les miennes commencent à être usées, et c’est ici que j’aurai le meilleur choix – et les meilleurs prix ; pour cela, mesdames et mesdemoiselles tangueras, l’on ma recommandé  (et je vous la recommande à mon tour) la boutique Neotango (Calle Sarmiento, 1938) : un large choix, des modèles à faire pâlir d’envie les plus coquettes bailarinas ; et vu le taux de change euro/peso, nous autres Européennes sommes les reines ! Alors, sans plus raison garder, ce n’est pas une mais bien deux magnifiques paires de chaussures que je me suis offertes (le Père Noël est passé un peu en avance) pour moins cher qu’une seule paire achetée en France ; bon, le prix du billet d’avion ne compense pas forcément… alors si les frais de livraison ne vous font pas peur, allez jeter un coup d'oeil au site http://www.neotangoshoes.com/.

Pour rester dans la danse, je file au cinéma de la Plaza Congreso : on y passe « Aniceto », un film de Leonardo Favio ;



ou plutôt, une reprise du film « Este es el romance del Aniceto y la Francisca, de cómo quedó trunco, comenzó la tristeza y unas pocas cosas más » du même Leonardo Favio, et de 1967, mais cette fois sur le mode des scènes de ballet ; l’histoire, tirée du conte El cenizo de Zuhair Jury, raconte les amours d’Aniceto (Hernán Piquín), propriétaire d’un coq de combat, dont le cœur se partage entre la Fancisca (Natalia Pelayo), une jeune fille pure et douce, et la Lucía (Alejandra Baldoni), une femme passionnée et charnelle : le combat entre la « santita » et la « putita » se déroule presque sans dialogue, porté par une puissante bande son, une photographie soignée et une chorégraphie de toute splendeur :



mais cet esthétisme léché pèche par trop de longueurs, et l’émotion peine malheureusement à s’en dégager.

 

Le soir, on termine en beauté dans une parrilla (l’équivalent argentin du churrasco brésilien), un restaurant de viande grillée ; mais alors attention, pas n’importe quelle viande ! moi qui ne suis pas particulièrement amatrice de viande, rouge de surcroît, je dois avouer que la viande argentine dépasse même sa réputation… tendre, moelleuse, goûteuse, savoureuse, assaisonnée et cuite à point, elle fond dans la bouche et jette de petites étincelles sur le palais ; accompagnée d’un cabernet sauvignon (les vins argentins aussi sont à la hauteur de leur réputation), il y a de quoi se damner !



 

Après cela, direction « El Salón Canning », légendaire milonga porteña, pour danser le tango jusqu’au bout de la madrugada…

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