In the mood for love
Un choc. Un bouleversement. Que dis-je ? Un véritable coup de foudre.
Buenos Aires… Un pavé brûlant dont se dégage une énergie puissante, une lumière éblouissante, une élégance inégalée, une effervescence teintée de sérénité.
Paris et ses cafés, l’Italie et ses gelaterie, le tout dans un castillan chuintant et la démesure sudaméricaine : une immense Babel urbaine, où, qui que l’on soit, l’on se sent chez soi.
Des taxis jaunes par milliers, des carrefours bondés, des magasins en rangée… et pourtant aussi, de petits squares cachés, des ruelles désertées, une végétation discrète et apaisante.
Tango omniprésent, ou presque : au détour d’une rue, un show, un marchand de disque, une affiche de Carlos Gardel, quelques notes de dos por cuatro.
Avenues parallèles, grandes artères perpendiculaires, et petits passages secrets, portes cochères entrouvertes, patios intérieurs décorés d’azulejos : le dehors et le dedans, l’extravagance et l’intériorité, le bruit et le silence, deux dimensions, deux rythmes, deux tempos.
Mille quartiers, mille facettes : de San Telmo à La Boca, en passant par Puerto Madero et La Recoleta, autant de visages que de races mêlées dans cette cité plurielle.
Effluves d’ asado et de café con leche, petites baraques de rue ou grands cafés 1900, luxe et pauvreté se côtoyant, et la vie va de l’avant.
Immeubles décadents, buildings ultramodernes, contrastes propices à un flash en noir et blanc : Buenos Aires inspire – seraient-ce les « bons vents » ? Poésie qui surgit sans crier gare, touche, frappe et laisse un peu hagard…
Plus qu’un choc, plus qu’un bouleversement : un véritable coup de foudre.