SP : un peu de verdure dans ce monde de béton brut
Si São Paulo présente un caractère extra-urbain, elle offre tout de même, entre gratte-ciel et chaussée surpeuplée, quelques petits coins de paradis, avec un soupçon de végétation.
En face du MASP (Museu de Arte de São Paulo) s’ouvre le « Parque Trianon » : bien que projeté par un ingénieur français, pierre Villon, à sa création en 1892, ce parc n’a rien à voir avec la résidence secondaire de Marie-Antoinette à Versailles, et mêle des espèces d’arbres locales (comme le cèdre, qui couvrait auparavant toute la région) à d’autres espèces exotiques : tapiá-guaçú, palmito, jatobá, sapucaia, açoita-cavalo, bico-de-pato, chichá, pau-de-tucano, vinheiro et jequitibá-branco, qu’habitent différentes espèces d’insectes et d’oiseaux tels que rolinha, periquito, pica pau, joão de barro, bem te vi, sabiá laranjeira…

Face à l’Estação da Luz, juxtant la Pinacoteca do Estado, le « Parque Luz » : créé en 1825, pour répondre au besoin de verdure des habitants de São Paulo, ce jardin avait à l’origine l’ambition d’être aussi un jardin botanique mais le projet fut abandonné ; avec sa fontaine, son kiosque et ses statues, ce parc est aujourd’hui un agréable lieu de promenade…

Enfin, rendez-vous incontournable des Paulistains, très fréquenté le week-end par les familles, les joggeurs, les bicyclettes, le « Parque do Ibirapuera » (de l’indien tupi « ibirá », « arbre » et « puera », « ce qui a été ») était à l’origine un lieu de pâturages ; il fut créé en 1954 pour la commémoration du quatrième centenaire de la ville ; le projet fut confié à l’architecte Oscar Niemeyer, et au paysagiste Roberto Burle Marx, dont j’aurai certainement l’occasion de reparler, car ils ont marqué le paysage architectural brésilien ; le parc abrite également des musées, tels que le Musée d’Art Moderne, le Musée d’Art Contemporain, et la Biennale d’Art Contemporain, auxquels, saturée de musées, j’avoue ne pas être allée.