Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Torres del Paine – J1

8 Mars 2010 , Rédigé par Passerelle Publié dans #Voyages - voyages

Partis à l’aube et sous la pluie de Puerto Natales, nous étions en milieu de matinée et sous le soleil au Parque Nacional de Torres del Paine : le climat change vite dans ces régions ! Descendus du bus à l’entrée du Parc, nous avons ensuite pris un mini-van pour rejoindre L’Hosteria Las Torres,


Parque Nacional Torres del Paine 2


d’où nous comptions atteindre le Refugio Paine Grande, où nous avions notre réservation.

 

Les montagnards chevronnés viennent bien sûr à Torres del Paine avec leur propre équipement, mais le mien est resté en France ; nous avions envisagé d’acheter un nouveau matériel ici, nous demandant si l’investissement valait la peine (personnellement, j’étais tentée par un sac de couchage 2 places…), quand nous avons lu que l’on pouvait louer tente, sacs de couchage et matelas sur place.

 

Vertice Patagonia[1] propose en effet des services d’hébergement, de location d’équipement et d’alimentation qui nous ont bien facilité la vie, et permis de voyager plus léger ! Le pack « Full Board » comprend la location de la tente, des sacs de couchage et des matelas, plus l’emplacement en camping et la pension complète (petit-déjeuner, déjeuner ou « lunch box », et dîner – portions généreuses, et menus adaptés à un régime sportif), pour 100 euros par nuit environ : un souci en moins quant à l’organisation !

 

Nous n’avions donc « plus qu’à » parcourir les 24 km qui séparent l’Hosteria Las Torres du site de Paine Grande. Le temps était magnifique, le ciel découvert, et nous sommes partis pleins d’entrain et d’énergie, respirant à pleins poumons cet air pur et admirant ces vastes paysages : au-dessus de nous, « Las Torres », les sommets qui ont donné leur nom au parc, bien connus des alpinistes expérimentés qui y grimpent (et y meurent) chaque année…


Parque Nacional Torres del Paine 1

 

Nous commençons par longer pendant 11 km le Lago Nordenskjold et ses eaux turquoise, croisant des marcheurs de toutes nationalités (beaucoup de Chiliens, évidemment, mais aussi d’Américains, Anglais, Allemands, Scandinaves… et même pas mal de compatriotes !), et des chevaux paissant tranquillement. La végétation était assez rase, composée de buissons touffus et piquants, de baies rouges (le fameux « calafate » ?) et de quelques fleurs aux couleurs vives.


 

Parque Nacional Torres del Paine 4

 

 

Parque Nacional Torres del Paine 8

 

Parque Nacional Torres del Paine 13

 

Parque Nacional Torres del Paine 11


 

Nous avancions d’un bon train, sauf là où soufflaient les vents patagons, qui ce jour-là atteignaient les 30 km/h : par endroits, il était même difficile d’avancer… Nous avons continué notre route, entrecoupée de pauses régulières pour reprendre un peu de souffle et d’énergie ; et, au détour d’un chemin, une plage de galets :


Parque Nacional Torres del Paine 18


Passereau n’a pu résister à l’envie de me montrer qu’il était un « macho » (un homme, un vrai !) en se jetant dans l’eau qui devait flirter avec les 5°C… brrr, j’en frissonnais, enveloppée dans mes triples couches polaires et imperméables !

 

Mais malgré ce bain revigorant, la fin du parcours nous a semblé bien longue… le temps prend vraiment des dimensions étranges : le matin, pleins d’entrain, nous n’avions pas vu passer les trois premières heures de marche ; au bout de 6 heures, cinq minutes semblaient durer une éternité et nous ne voyions pas le bout de cette longue randonnée ! Tout nous semblait plus pénible, les sacs à dos à porter, les racines à éviter, les averses qui nous ont surpris près du Campamento Italiano ; mais il y avait aussi de belles émotions en échange, comme cet arc-en-ciel improvisé…


 

Parque Nacional Torres del Paine 20

 

Nous sommes finalement arrivés à bon port, heureux de pouvoir déposer les sacs et manger un morceau. Il règne une bonne ambiance dans le Refugio Paine Grande, où ne viennent que les amoureux de la montagne, toutes générations confondues… Après avoir pris notre dîner dans la grande salle lambrissée de bois, avec vue sur le lac Pehoé et les sommets environnants,

 

Parque Nacional Torres del Paine 24

 

et une bonne douche bien chaude dans les salles de bains horriblement sales (seul bémol que j’aie remarqué) du camping, nous nous sommes enfouis comme des marmottes dans nos sacs de couchages respectifs, et avec la fatigue de cette longue journée, M. le Marchand de Sable n’a pas tardé à passer…

 

 



[1] http://www.verticepatagonia.cl/   

 

 

Partager cet article

Commenter cet article