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Santa Cruz

9 Septembre 2011 , Rédigé par Passerelle Publié dans #Voyages - voyages

À Santa Cruz de la Sierra, j’ai retrouvé Passereau, et fait la connaissance, enfin, de sa famille maternelle, dont il me parlait depuis longtemps : oncles, tantes, grands-parents, cousins et petits-cousins, tous aux petits soins, s’appliquant à satisfaire la curiosité de mes papilles. Au programme, donc, découverte des mille et unes spécialités locales : cuñape, majadito, sonso, salteña, masaco

 

Ma préférée : la salteña, une sorte d’empanada un peu particulière : sa croûte doit être un peu croustillante mais moelleuse à la fois, et la farce baigne dans un jus liquide ; on la mange de préférence len fin de matinée, à la petite cuillère, en détachant l’extrémité du chausson pour aller ensuite creuser dans ses entrailles, remplies de lanières de poulet ou de viande, de petits légumes en dés, et d’un bouillon épicé et chaud qui fond dans la bouche… divin !!!

 

Santa Cruz - Salteña 1

 

Santa Cruz - Salteña 2

 

Un jour, excursion de groupe au marché de Cotoca, une petite ville voisine :

 

Potoca 2

 

Potoca - Feria 3

 

 

 

Installés à l’une des grandes tablées du patio de comidas, au milieu des grosses casseroles en fer-blanc et des braseros fumants,

 

Potoca - Patio de comidas 1

 

nous avons mangé des arepas (galettes de maïs),

 

 

Potoca - Arepa y café

 

du sonso (brochettes grillées de pâte de manioc au fromage),

 

Potoca - Zonzo

 

du majadito (un plat à base de viande, de riz, de poivron, servi avec des bananes plantains frites et un œuf au plat, ici avec du manioc),

 

Potoca - Majadito

 

le tout arrosé de café (soluble) : attention, ceci n’était que l’apéritif ! Après quoi nous sommes rentrés chez l’une des tantes manger des papas a la huancaina (des pommes de terre cuites à la vapeur, servies avec une sauce à la cacahuète) : mon estomac, peu habitué à ce type d’aliments, et à ces quantités gargantuesques, a failli exploser ! Mais c’était si bon… et ce n’est pas comme si j’avais l’occasion d’en manger tous les jours !

 

De temps en temps, nous allions dans le centre de Santa Cruz, arpentant les petites rues pavées qui bordent la place centrale ; dans les bars, animés par des adolescents chauds comme des lapins ; ou au marché couvert, au milieu d’une foule bruyante et des odeurs de petits pains chauds, dont les Boliviens semblent raffoler, et qu’ils mangent à toute heure, mais surtout en fin d’après-midi, avec du thé ou une chicha camba (version non alcoolisée de la chica colla, boisson à base de maïs pilé fermenté).

 

Voilà, j’ai fini par ne parler que de comida… Mais c’est que l’essentiel du temps s’est passé en famille, autour de la table, lors de repas conviviaux, et de la télévision, pour des karaokés endiablés, tous aimant tirer la chansonnette… une façon unique et privilégiée de plonger dans une culture !

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