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Question d'égo

23 Février 2010 , Rédigé par Passerelle Publié dans #Réalités

S’il est une chose à laquelle décidément je ne m’habitue pas, c’est l’impolitesse et l’arrogance des Porteños ; je ne généralise pas, car il existe évidemment quantité de gens aimables, souriants, chaleureux et polis ; et je précise que je parle de la capitale, car en province il se peut que les Argentins soient plus cordiaux.

 

Mais à Buenos Aires, ils sont antipathiques, hautains, et daignent à peine répondre aux questions que l’on peut leur poser, avec un air de suffisance et d’exaspération qui semble dire : « dépêche-toi ma fille, je n’ai pas que ça à faire » ; ne vous avisez pas d’arriver avec un billet de 100 pesos (environ 20 euros) pour payer une consommation dans un café, vous serez dardés d’un regard hostile ou méprisant ; il se peut même que l’on vous rende le billet en vous demandant avec agressivité de faire de la monnaie pour payer. Faites très attention au moment de traverser une rue : non seulement le chauffeur de bus ou de taxi qui arrive vous fonce droit dessus sans même ciller en vous traitant de tous les noms, mais le conducteur du véhicule qui suit vous abreuvera lui aussi d’insultes – la loi de la rue est dure pour le piéton.

 

Certains attribuent cette attitude à la fierté aristocratique héritée des Espagnols, pour lesquels le travail et le commerce étaient indignes ; et c’est l’impression que les Porteños donnent : on dirait qu’ils répugnent à la tâche, comme si servir, répondre à une question, informer et rendre la monnaie étaient des corvées insurmontables ; et rares sont les magasins, cafés, restaurants et administrations où l’on se sent respecté, non seulement comme client, mais tout simplement comme être humain. Rien à voir avec le Brésil, où les étrangers sont accueillis à bras ouverts, couverts d’attentions, « abraçados » avec chaleur, choyés jusqu’à en en être embarrassés…

 

Vraiment, la réputation dont les Argentins souffrent dans toute l’Amérique Latine semble se vérifier ; et je ne sais plus si je dois rire ou pleurer de ces « chistes » (« blagues ») si pleins de vérité :

 

« ¿Cómo se suicida un argentino? ¡Se sube a su ego y luego salta! »

« Comment un Argentin se suicide-t-il ? En se jetant du haut de son ego. »

 

« ¿En qué se parece Supermán a un argentino humilde? En que ninguno de los dos existe. »

« Quel point commun y a-t-il entre Superman et un Argentin modeste ? Aucun des deux n’existe. »

 

« ¿ Por qué los argentinos deciden no casarse ? Porque nunca encuentran a alguien que los quiera tanto como ellos se quieren a si mismo »

« Pourquoi les Argentins décident-ils de ne pas se marier ? Parce qu’ils ne rencontrent jamais quelqu’un qui les aime autant qu’ils s’aiment eux-mêmes. »

 

« ¿ Cual es el mejor negocio del mundo ? Comprar a un argentino por lo que vale... y venderlo por lo que él dice que vale. »

« Quel est la meilleure affaire du monde ? Acheter un Argentin pour ce qu’il vaut… et le revendre pour ce qu’il dit qu’il vaut. »

 

 

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