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Paris l’éternelle

27 Octobre 2009 , Rédigé par Passerelle Publié dans #Voyages - voyages

 

Du Quartier Latin au Canal Saint-Martin, de troquet montmartrois en bistrot parigot, de rive gauche en rive droite, du Jardin des Plantes aux Parc Monceau, d’expo de photos en ciné d’art et d’essai, de rêveries nostalgiques en lèche-vitrine, de promenades solitaires en papotages interminables, Paris m’a accueillie avec son lot de souvenirs, de retrouvailles, de rencontres, mêlant le passé au présent, les pincements de cœur mélancoliques aux bouffées de bonheur.

 

Il faut croire que cette ville s’y prête. « Paris, la belle », comme disait ce cher Prévert. Paris, l’éternelle. Eternellement belle, éternellement changeante, éternellement unique, fascinante, envoûtante, irritante aussi.

 

Les métros bondés, grinçants, les foules agressives, les touristes paumés, les regards éteints, les visages fanés, la pauvreté à peine déguisée qui choque et révolte, la grisaille, la tristesse, le stress ; et puis, les quais de Seine en bicyclette, un quart-d'heure sur un banc au Palais Royal, un chic inimitable, les bonnes tables, les ruelles oubliées, les chaises vertes du Luxembourg, le parvis de Beaubourg, les vitrines de Noël des Grands Magasins, la rosace de Notre-Dame au soleil, les passages discrets, le p’tit noir au zinc, les pavés disjoints, et un je ne sais quoi de poésie insaisissable…

 

… que Louis Aragon a su, mieux que moi, traduire en vers, et je lui cède humblement la place pour conclure en rimes :

 

« C’est Paris ce théâtre d’ombres que je porte

Mon Paris qu’on ne peut tout à fait m’avoir pris

Pas plus qu’on ne peut prendre à des lèvres leurs cris

Que n’aura-t-il fallu pour m’en mettre à la porte

Arrachez-moi le cœur vous y verrez Paris

 

C’est de ce Paris-là que j’ai fait mes poèmes

Mes mots ont la couleur étrange de ses toits

La gorge des pigeons y roucoule et chatoie

J’ai plus écrit de toi Paris que de moi-même

Et plus que de vieillir souffert d’être sans toi. »[1]

 

 



[1] Je peine à retrouver le recueil dont est extrait ce poème : amoureux des belles-lettres, poètes en herbe, littéraires acharnés et rats de bibliothèques, sauriez-vous m’aider ?

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