Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

On the road again

8 Juin 2011 , Rédigé par Passerelle Publié dans #Voyages - voyages

7 juin 2010

 

J’ai donc quitté Buenos Aires… le cœur serré, le ventre noué, un peu émue : une page se tourne, six mois, finalement, c’est passé si vite, et pourtant ! Que de découvertes, que de rencontres, en si peu de temps ! Comme je l’avais prévu à mon arrivée, ma radicación à Buenos Aires n’a pas été qu’administrative… j’ai bien laissé quelques racines, ici et là ; et une pensée très tendre va à mes amis, porteños de naissance ou d’adoption, dont la chaleur, l’affection, les éclats de rire, l’oreille compréhensive, l’épaule réconfortante, le sourire réjouissant et les papilles épicuriennes ont gravé dans ma mémoire le souvenir de ce bref semestre argentin.

 

Stressée par l’embouteillage dans lequel se trouve pris mon taxi, je regarde les minutes défiler, et je vois presque déjà mon bus démarrer sous mon nez, quand miraculeusement tout se débloque : je crois que jamais je ne comprendrai la logique de la circulation latino-américaine…

 

J’embarque donc juste à temps, chargée comme un mulet, et accueillie par un service impeccable, des plus aimables : c’est triste, et même paradoxal, d’être étonné par un service de qualité ; cela devrait être tout le temps le cas, non ? Pourtant, à Buenos Aires, j’ai tellement été habituée à être traitée avec mépris ou une condescendance humiliante par les garçons de café, vendeurs de magasins et fonctionnaires publics, que j’en suis venue à croire tombée du ciel toute personne souriante et un tant soit peu cordiale…

 

Le mozo se prête même à un brin de causette, au cours duquel il me confie, lui, rosarino d’origine, qu’il existe entre les habitants de Rosario et ceux de Santa Fe (deux villes voisines de la même provincia, Santa Fe) une viscérale inimitié… les deux ciudades se disputent en effet la paternité de la République argentine, l’une ayant donné naissance au drapeau argentin (Rosario), l’autre à la Constitution (Santa Fe).

 

Après un voyage tranquille (Rosario n’est qu’à quatre heures de route de Buenos Aires, et se prête facilement à un week-end hors de la capitale), le long de paysages de campagne, aux troupeaux de vaches paissant tranquillement sous un ciel azur et quelques lambeaux de nuages effilochés,

 

Yendo para Rosario

 

j’arrive à Rosario à la nuit tombée. Aussitôt, mes narines m’avertissent : l’air, ici, est différent de celui de Buenos Aires ; l’atmosphère aussi, et ma longue et riche journée du lendemain ne fera que le confirmer.

 

Partager cet article

Commenter cet article