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La rue qui ne dort jamais

7 Février 2010 , Rédigé par Passerelle Publié dans #Incongruités

Avant de s’embarquer pour un tel séjour, les amateurs de lecture auront besoin de faire le plein de bouquins ; et pour cela, rien de tel qu’une expédition dans l’Avenida Corrientes, centre de l’effervescence culturelle de Buenos Aires.

 

On y trouve les principaux théâtres, salles de spectacles, centres culturels (entre autres, le très réputé Centro Cultural San Martín, actuellement en travaux, et le Centro Cultural de la Cooperación, qui offre, derrière son élégante façade de verre, une programmation de qualité), ainsi que des cafés et des librairies à foison, qui ont marqué la vie intellectuelle argentine.

 

On la désigne comme le « Boul’ Mich’ » portègne, qui concentre sur ses 7 kilomètres l’atmosphère bohème et estudiantine du Quartier Latin parisien ; les librairies, spécialisées ou généralistes, haut-de-gamme ou bon marché, étaient autrefois, d’après un ami nostalgique de cet époque dorée, ouvertes toute la nuit : idéal pour les bibliophiles souffrant d’insomnie !

 

Certaines librairies ainsi que des cafés et restaurants ont conservé ces horaires pour noctambules, qui ont donné à l’Avenida Corrientes le surnom de « la rue qui ne dort jamais » : plagiat ou hommage à une autre célèbre artère culturelle américaine ? La 52ème avenue de New-York est en effet appelée, entre autres surnoms, « the street that never sleeps ».

 

Le fait est qu’ici à Buenos Aires, nuit et jour tendent à se confondre et à s’inverser, et mon chrono-rythme s’en trouve un peu chamboulé : la faute à l’« heure espagnole » sur laquelle les Portègnes règlent leurs montres et leurs vies.

 


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