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La Quebrada de Humahuaca

25 Août 2011 , Rédigé par Passerelle Publié dans #Voyages - voyages

24-29 juin 2010

 

Après Salta, ma prochaine étape devait être Jujuy ; mais sur les conseils des gens du coin, j’ai décidé de sauter cette étape, apparemment sans aucun intérêt, et de gagner directement Tilcara, au cœur de la Quebrada de Humahuaca. Ce profond canyon naturel de plus de 150 km a été déclaré Patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO en 2003, à la fois pour la beauté de ses paysages et pour la richesse historique de ses sites précolombiens et coloniaux. Et cette vallée est véritablement fascinante.

 

Quebrada de Humahuaca 3

 

Quebrada de Humahuaca 1

 

Mon exploration commence par Tilcara, un charmant petit village qui s’organise autour d’une jolie placette centrale bordée de stands et de boutiques d’artisanat, de petites rues pavées et de maisons en pierre ou en adobe (pisé). L’attraction de Tilcara, c’est son Pucará,

 

Tilcara - Pucará

 

une ancienne forteresse diaguita puis inca qui offre une vue splendide, à 360°, sur toute la vallée : comme à Quilmes, son rôle stratégique est évident. Au coucher de soleil, l’ombre des crêtes s’étend sur les plaines, le vent balaye les peupliers, et il se dégage des pierres un souffle porté par l’histoire…

 

Quebrada de Humahuaca 4

 

 

Le lendemain, je me rends à Purmamarca, un petit village de maisons en adobe au pied du Cerro de Siete Colores (le Mont aux Sept Couleurs), qui porte merveilleusement bien son nom, avec sa superposition de couches de minerais de différentes teintes et compositions – un arc-en-ciel minéral de toute beauté, que les jeux d’ombre et de lumière dotent d’une aura mystérieuse, imposante comme une vieille dame parée de ses plus beaux bijoux.

 

Purmamarca - Cierro de Siete Colores 2


Comme à Tilcara, la placette centrale de Purmamarca est entourée de stands de produits d’artisanat (ponchos, mantas, matés, bonnets andins, etc). La ravissante petite église est flanquée d’un très vieil algarrobo, dont le tronc massif supporte fièrement un enchevêtrement complexe de branches et ramifications semblant se perdre dans l’éternité des temps…

 

Purmamarca - Casa de adobe

 

Purmamarca 2

 

Purmamarca - Iglesia

 

Purmamarca - Algorrobo antigo 2

 

De Purmamarca, il est possible de prendre une « combi » (minibus) pour aller aux Salinas Grandes, un désert de sel de 12 000 ha (120 km2), situé à 3350 m d’altitude ; même si ça ne vaut certainement pas le bien plus célèbre Salar de Uyuni, en Bolivie, je suis tout de même frappée par cette immensité de sel qui finit par se confondre avec le ciel d’un bleu azur et jette une lumière étincelante, presque éblouissante ; il n’y a pas un seul nuage, et l’on dirait la surface d’un miroir renvoyant l’éclat d’un diamant – le diamant des pauvres, ce sel sans lequel la vie n’a aucun goût…

 

Salinas Grandes 6


Silence envoûtant – brisé de temps en temps par une voiture, un camion, un cycliste qui fait crisser la croûte de sel…

 

Salinas Grandes 10

 

Salinas Grandes 3


Les ouvriers, absents ce jour-là, ont laissé leurs outils près des « piletas », seuls vestiges d’une présence humaine, dans lesquels le ciel se réverbère...

 

 

Salinas Grandes 5

 

Salinas Grandes 7

 


Dans ce jeu de reflets, on ne sait plus bien où s’arrête le sel et où commence le ciel, l’un et l’autre se pénètrent comme un yin et un yang sans fin – où est le vrai, où est le faux, où est l’endroit, où est l’envers ?

 

La Quebrada est une région isolée, où les transports publics se font de plus en plus rares et succincts ; la solution communément adoptée par ceux qui n’ont pas de voiture est d' « hacer dedo », une pratique généralisée chez les gens du coin et les baroudeurs peu farouches ; si généralisée qu’il n’est pas difficile de se faire prendre en stop, le seul problème étant que souvent, les camions, camionnettes, fourgonnettes, et voitures sont déjà chargées plus que les normes de sécurité ne le permettraient – oncle, tantes, cousins, grands-mères, et voisins profitant eux aussi du voyage, les petits sur les genoux des grands, les moins gros au milieu des plus dodus, les paniers entre les pieds, et les poules sur le toit…

Là où un auto-stoppeur (et même, davantage, une auto-stoppeuse, les filles inspirant plus confiance) a plus de chance de trouver de la place, c’est dans les gros camions (qui rappellent les gros trucks américains) qui transportent des marchandises d’un bout à l’autre du pays ; leurs chauffeurs, camionneurs aux gros bras et au grand cœur, sont rodés aux kilomètres, et leur camion est devenu leur maison, avec habitacle équipé, et fanion de leur club de foot préféré bien en évidence ; c’est confortable, et du haut de ces grands engins, on jouit d’une vue fantastique sur le paysage, tout en ayant l’impression de plonger dans un road-movie hollywoodien ; et on en profite pour faire un brin de causette avec ces grands voyageurs malgré eux, qui apprécient toujours un peu de compagnie : quelle solitude est la leur, hommes-cabines roulant à travers la planète, loin des leurs familles, amis… l’un d’eux par exemple, venait d’apprendre la naissance de son fils, à quelques milliers de kilomètres de là, par téléphone portable – et il en avait encore la larme à l’œil !

Bien sûr, ce n’est pas parce que tout le monde le fait et qu’en général ça se passe bien qu’il faut négliger toute prudence ; à l’opposé de toute rationalité, je suis persuadée qu’une sorte de sixième sens nous avertit lorsque quelque chose de louche se présente et nous permet de rester sur nos gardes… Après, vigilance mais pas paranoïa ! Il faut aussi savoir s’adapter aux circonstances, et dans ces régions rurales reculées, si l’on veut pouvoir bouger d’un endroit à un autre, il n’y a pas vraiment d’autre choix ; au pire, on tombera sur un chauffeur peu loquace qui nous éclatera les tympans avec de la cumbia à plein volume ; au mieux, on rencontrera des gens charmants avec qui on en apprendra plus sur le pays et sa culture qu’en lisant n’importe quel guide touristique : et ce fut le cas la plupart du temps pour moi… en l’occurrence, ce jour-là, c’est Hector, accompagné de ses deux neveux, qui a eu la gentillesse de me ramener de Purmamarca à Tilcara.

 

Héctor y sus sobrinos

 

À Tilcara, je retrouve par hasard, dans la même auberge de jeunesse que moi, une jeune Argentine fort sympathique, Virginia, que j’avais déjà croisée par deux fois (à Cafayate et à Cachi) : nous nous suivions de près, ayant le même itinéraire ; alors plutôt que de continuer chacune de notre côté, nous avons décidé de faire la paire : et bien nous en a pris ! Fous rires et beaux souvenirs garantis ![1]

 

Le lendemain, nous partons donc à Humahuaca, le village qui a donné son nom à la vallée ; c’est moins touristique que Purmamarca, plus authentique, sans doute du fait d’une plus importante population indigène,

 

Humahuaca - Mujer

 

Humahuaca - Mujer con chico

 

Humahuaca - Vendedora de coca

 

qui assaille le moindre touriste pour lui vendre chapeaux, poupées, céramiques, empanadas, colliers et sachets de feuilles de coca.

Sur la placette, une église aux portes en bois de cardón, des enfants et des vieilles dames,

 

Humahuaca - Iglesia

 

Humahuaca - Chica con gato

 

Humahuaca - Charlando

 

et le cabildo dont l’horloge est célèbre : à 12h, le carillon sonne et soudain s’ouvrent les portes d’une niche renfermant une statue de San Francisco dont le bras s’abaisse en signe de bénédiction ; la foule de touristes venus l’admirer peut s’en aller l’âme en paix.

 

Humahuaca - San Francisco saliendo para la bendición 1

 

Humahuaca - San Francisco saliendo para la bendición 2


De Purmamarca, nous voulons rejoindre Iruya ; un camion nous laisse au cruce (embranchement) où nous devrions pouvoir récupérer le bus de l’après-midi. Nous attendons donc patiemment, le regard perdu au loin sur la route, bondissant à l’approche du moindre véhicule, en vain, sautillant pour nous dégourdir les jambes et les bras paralysés par le vent froid qui souffle sur la plaine… spectacle peu digne pour le sanctuaire du « Gauchito Gil »[2] qui repose à nos côtés.

 

El Gauchito Gil


Mais nous ignorions que le bus de Purmamarca à Iruya ne passait pas le samedi après-midi, et l’employée de la compagnie auprès de qui nous nous en étions informées n’a pas eu la présence d’esprit de nous le dire…

Le jour commence à tomber, nous nous préparons à dormir à la belle étoile, enveloppée dans nos maigres sacs de couchage (mais sous la protection du Gauchito), quand une fourgonnette prend enfin l’embranchement en direction d’Iruya ; elle s’arrête à mi-chemin, dans le village d’Iturbe, où nous trouvons à grand’ peine un « hospedaje familiar » tenu par un femme vivant avec ses… 14 enfants (!),  où sur les fils à sécher le linge, les vêtements de la « petite » famille côtoient de la « charqui » (viande de lama séchée) mise à sécher… on ne peut plus pittoresque !

 

Iturbe - Hospedaje familiar 1

 

Iturbe - Hospedaje Familiar 2

 

Iturbe - Hospedaje familair - Charqui en tendedero


La chambre, avec ses murs épais comme trois gros troncs d’arbres, est un véritable congélateur ; et la nuit s’écoule en un torturant dilemme, qui me rappelle cette vignette de Tintin où Capitaine Haddock se demande s’il doit dormir avec la barbe dessus ou dessous les couvertures : si je veux avoir bien chaud, alors la quintuple épaisseur de mantas (couvertures) en laine d'alpaga est de rigueur ; mais elles sont si lourdes, que j’étouffe sous leur poids ! Avec ou sans manta ? J’essaye l’une, puis l’autre solution, et de nouveau l’une, puis l’autre… et le matin est déjà là, avec sa légère brume, sa rosée humide, et l’aube prometteuse d’un jour nouveau.

 

La route qui mène à Iruya est spectaculaire, et vaut à elle seule le détour (car cette même route s’arrête à Iruya, devant la petite église jaune et bleue, et ne mène nulle part ailleurs…) : après nombre de virages en aiguille comme vous n’en verrez peut-être que dans quelques routes encaissées des Alpes, on arrive à un majestueux col qui trône à 4000 mètres (rien que cela !) et sépare administrativement les provinces de Salta et de Jujuy ; au loin, Iruya, plongée, noyée dans une mer de nuages de coton brumeux garde encore un peu de son mystère…

 

Salta - Jujuy 2

 

El valle de Iruya 2

 

la descente est peut-être plus impressionnante (pour ne pas dire effrayante ?) que la montée, avec sa route de « ripio » (terres et cailloux) sans rambarde aucune serpentant sinueusement jusqu’au bas de la vallée, au milieu des vicuñas sautillantes, ânes solitaires et troupeaux de chèvres ; mais le chauffeur, certainement rodé aux manœuvres, est d’une habileté à toute épreuve, et nous arrivons sains et saufs, non sans quelques petites montées d’adrénaline…

 

El micro - yendo para Iruya 1

 

El micro - yendo para Iruya 2

 


Iruya est un véritable bijou dans un écrin de montagne aux mille et unes couleurs, un ravissant village en terrasses et maisons d’adobe, plongé dans le brouillard, traversé par les courants d’air (au point que les toits en tôles sont jonchés de grosses pierres lourdes pour ne pas s’envoler), et survolé par les condors…

 

Iruya 10

 

Iruya 7

 

Iruya 8

 

Iruya - Iglesia 2


Pour y loger, pas d’hôtel, pas même d’auberge de jeunesse ; il faut aller « chez l’habitant », et plusieurs familles proposent pour une somme plus que modique une chambre rudimentaire aux voyageurs de passage : Virginia et moi sommes allées chez Celestino[3], un petit bonhomme au sourire accueillant, où nous avons très bien dormi, dans une chambre simple mais d’une propreté impeccable ; je m’en vais maintenant faire un commentaire qui vous semblera certainement très prosaïque, mais qui a son importance : les salles de bains, ou plutôt la sécurité de l’installation électrique dans les salles de bains, laissent par contre souvent à désirer dans ces habitats : la douche consiste en effet en un réservoir d’eau qui se remplit peu à peu lorsque l’on ouvre le robinet, et qui chauffe au fur et à mesure lorsque l’on branche la prise électrique – souvent à côté du réservoir, donc immanquablement mouillée :

 

Iruya - Calefón de baño

 

si l’on est encore vivant après cette étape, et que l’on n’est pas foudroyé par une électrification au moment de se placer sous le jet, on aura alors le plaisir de recevoir un fin et léger filet d’eau, qui peut être, selon la situation et la performance du chauffe-eau, froid, tiède, ou brouillant ; ne nous plaignons pas, nous avons du moins la possibilité de prendre une douche, plus ou moins chaude, commodité fort appréciable dans ces régions de haute altitude où tous les gens sont loin de disposer d’un tel confort ! Néanmoins, dans ces conditions, on se demande par deux fois si nos cheveux ont absolument, indispensablement besoin d’être lavés ce jour-là… et on comprend que le sens de l’hygiène est quelque chose de très relatif !


Après cette parenthèse bien triviale, revenons à des considérations hautement plus intellectuelles : ce qui nous a occupées, et fort occupées lors de notre séjour, c’est le match Argentine-Mexique, que nous avons regardé dans un « comedor » (littéralement, salle à manger, en réalité un endroit très modeste pour manger un plat du jour ou un casse-croûte pour peu de frais) au milieu d’odeurs de cuisine, d’adolescents bruyants et d’hommes du village (dont un homme d’âge moyen, silencieux, très impressionnant dans son long poncho rouge et noir qui le couvrait jusqu’aux pieds) : cette fois, ce sont les 8è de finale de la Coupe du Monde, et même si je n’aime pas le foot,  je ne peux manquer de voir ça, sous peine de m’attirer les foudres patriotes de ma compagne de voyage !

 

Après le match, nous nous promenons dans les rues escarpées et presques désertes d'Iruya ; ici, quelques ânes laissés en liberté, là un chaton un peu farouche, une triplette bien assortie...

 

Iruya 4

 

Iruya - Burro

 

Iruya - El gatito

 

Iruya - Chicos

 

Le souffle commence à me manquer, mes poumons se font plus étroits, je peine à avancer et la tête me tourne légèrement... pour parer au mal de l'altitude, Virginia me donne quelques feuilles de coca à mâcher : il s'agit de placer une ou deux feuilles dans le creux de la joue et de les machouiller lentement en avalant le jus avec la salive... très vite, ma cage thoracique s'ouvre de nouveau, et je respire beaucoup mieux ! C'est ainsi que les populations locales utilisent la coca : pour ses vertus thérapeutiques, calmantes, coupe-faim... et il n'est pas rare de voire un individu à l'allure étrange, l'une de ses deux joues asymétriquement gonflée : il y a stocké toute une poignée de feuilles de coca !

 

Iruya - Tomando coca para la salida

 

Le lendemain, toujours en stop, nous retournons d’Iruya au fameux cruce du Gauchito Gil, puis du cruce à Abra Pampa, une localité balayée par un vent très fort et une tempête de sable au moment où nous y étions, puis d’Abra Pampa à La Quiaca, traversant des paysages d’étendues désertes de pampa, semés de quelques « pircas » (petites constructions en pierre), quelques élevages de lamas et, au loin, de montagnes aux courbes colorées.

 

On the road 1

 

On the road - Llamas 1

 

On the road - Llamas 2


 

La Quiaca est la dernière ville argentine avant la Bolivie, une horrible ville de frontière, peuplée d’immigrés boliviens chargeant de gros sacs en direction de Buenos Aires, où les attend une vie à peine meilleure, une vie de misère dans les « villas », de travail clandestin sous-payé, de préjugés contre les « bolitas »…

 

La Quiaca - Mujeres en la calle

 

Pour passer la nuit, nous allons à Yavi, à 16 km de La Quiaca ; aucun bus n’y mène, il faut prendre un « remis » (une sorte de taxi informel, je n’ai jamais vraiment bien compris la différence). Yavi est un petit hameau qui semble tomber en morceaux, et pourtant vit encore : école, adolescents, touristes, maisons en adobe et portes colorées, téléphone public pour recevoir et passer des appels (il n’y a pas de réseau), une ravissante église blanche à la façade simple où se perchent des oiseaux, qui contraste avec sa porte ouvragée et son impressionnante richesse intérieure, sa charpente en bois sculpté, ses retables revêtus de feuille d’or…

 

Yavi 1

 

Yavi 4

 

Yavi 7

 

Yavi - Iglesia 1

 

Yavi - Iglesia 4

 


Après une nuit tranquille chez la chaleureuse Marisol[4], nous nous promenons le long du ruisseau pour aller voir les peintures rupestres datant de 1500 environ, la Cueva del Diablo, les paysages champêtres, dans le silence et la quiétude d’une matinée d’automne au soleil mordoré…

 

Yavi - Arrededores 2

 

Yavi - Pinturas rupestres 1

 

Yavi - La Cueva del Diablo

 

Et c’est à La Quiaca que nos chemins se séparent : Virginia est arrivée au bout de son périple, le mien continue, en Bolivie – une frontière à passer, et me voici dans un nouveau pays, avec la promesse de nouvelles aventures certainement tout aussi riches en découvertes, en rencontres, et en enseignements !



[1] Intéressant d’ailleurs : Virginia vient du Chubut, une province de la Patagonie, et quand les gens nous demandent d’où on vient, ils semblent plutôt blasés de rencontrer une Française de plus dans la région, tandis qu’une fille du Chubut !!! « Mais dis donc, ça fait loin !!! » Plus que la France apparemment, d’après leur géographie mentale…

 

[2] « Gauchito Gil », qu’est-ce donc ? Vous vous rappelez peut-être de la légende de la « Difunta Correa »… eh bien, le « Gauchito Gil », c’est un peu pareil, version masculine : de son vrai nom Antonio Mamerto Gil Nuñez, né à Pay Ubre, près de Mercedes, dans la province de Corrientes vers 1840, ce gaucho est devenu une figure légendaire, objet de dévotion populaire.

Les histoires populaires varient, mais, dans les grandes lignes, la légende raconte qu’Antonio Gil, un travailleur rural (ou, dans une autre version,  un voleur de troupeaux d’une grande générosité envers les pauvres), s’engagea  pour combattre dans la guerre civile correntine contre le parti d'opposition Autonomiste, mais qu’il déserta. Capturé, il fut condamné à être pendu par le pied à un caroubier, et égorgé. Avant l’exécution de la sentence, il dit à son bourreau de prier en son nom pour la vie de son fils, qui était très malade ; le bourreau pria et son fils guérit miraculeusement. Il donna au corps de Gil un enterrement approprié à l'emplacement de sa tombe (située à environ 8 km de Mercedes) fut construit un sanctuaire qui n'a cessé de grandir jusqu'à aujourd'hui et qui, actuellement, construit reçoit la visite de centaines de milliers de pèlerins chaque année, tout spécialement le 8 janvier, anniversaire de la mort de Gil.

Bien que l’Église catholique ne le reconnaisse pas, il est devenu, à l’instar de la Difunta Correa, un « Saint Profane », et le culte du Gauchito Gil s'est répandu non seulement à travers la province de Corrientes, mais aussi à travers celle du Chaco, au nord de Santa Fe, à Mendoza, dans le Gran Buenos Aires et même dans la capitale fédérale : le long des routes d'Argentine, on peut apercevoir de nombreux petits « sanctuaires » du Gauchito Gil, avec des drapeaux, des rubans et des voiles rouges. Les voyageurs s'y arrêtent pour prier et rendre grâce pour les supposés miracles ; ils laissent quelque chose de couleur rouge sur place, ainsi que des cigarettes et des bouteilles de vin. Les automobilistes argentins ont coutume d’accrocher un ruban rouge à leur rétroviseur et de klaxonner en passant près d’un sanctuaire : il paraît que cela porte bonheur, et que l’on est ainsi assuré d’arriver à destination… superstition, quand tu nous tiens ! [Source : Wikipédia]

 

[3] Hospedaje Celestino Velasquez, Calle Salta S/N, Iruya - Salta ; Tel. : [+54] (0387) 15-444-8570 ; [+54] (0387)15-458-9837

 

[4] Hospedaje Marisol : Calle Reconquista S/N y 19 de Septiembre, Yavi - Jujuy ; Tel :[+54] (03887) - 49 11 38 ;  [+54] (03887) 15 40 2885 ; http://www.hospedajemarisol.com.ar/home.php  

 

 

 

 

 

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