Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

¡ Adiós Buenos Aires !

10 Juin 2010 , Rédigé par Passerelle Publié dans #Voyages - voyages

Munie de mon fidèle sac à dos et d’un stock d’empanadas maison préparées avec cariño par mon amie Vero, j’ai fait lundi mes adieux à Buenos Aires, le ventre noué et un peu émue : une page se tourne…

 

Six mois au coeur de la ciudad porteña : je n’ai finalement pas fait le quart de la moitié de tout ce que je m’étais proposé à mon arrivée, débordante d’appétit et d’ambitions démesurées… j’ai finalement consommé avec modération des innombrables théâtres, milongas, cinémas, musées, expos, escapades dans les pueblos alentours ; peut-être la frustration est-elle due finalement aussi à l’abondance de l’offre : il y a tant à faire à Buenos Aires qu’une vie entière n’y suffirait pas !!

 

Mais picorer au gré des quartiers de Buenos Aires, parcourus à pied et le nez en l’air, m’a tout de même, je crois, permis d’en cueillir l’essence : celle d’une ville aux multiples facettes, à la fois élégante et vulgaire, bourgoise et populaire, à la croisée entre Paris, l’Italie et l’Espagne, enclave européenne sous les cieux sud-américains, renfermant en son sein trépidant mille et un univers : des petites rues pavées de San Telmo aux grands boulevards de Palermo, des immeubles haussmanniens de Recoleta aux “villas[1] de la périphérie, des confiterías Belle Époque aux bars trendy, des boutiques à demi-cachées d’antiguedades aux galeries des grands shoppings centers envahies par des consommateurs effrénés, de l'insomniaque Avenida Corrientes aux docks noctambules de Puerto Madero, de la romantique roseraie des Bosques aux marais de la Reserva Ecológica de la Costanera, des restaurants “gourmet” aux stands de panchos[2] et de grillades enfumés, du village colonial aux gratte-ciel de la City…

 

Un creuset où se mêlent et se fondent 18 millions d’êtres humains, pour la plupart stressés, antipathiques, arrogants, méprisants, agressifs, indifférents – syndrome des folles métropoles ; heureusement, parfois, on croise quelqu’un d’attentionné, de gai, de souriant, et l’on se réconcilie avec Buenos Aires et ses habitants.

 

C’est donc sur un bilan mitigé, mais le coeur tout de même un peu serré, que je quitte la "Reina del Plata" et que je pars découvrir un autre visage de l’Argentine, une région que tous les Argentins rencontrés sur mon chemin, tous, sans exception, m’ont décrite comme la plus belle du pays : “El Norte”, à travers les provinces de Tucuman, Salta, et Jujuy , après une brève halte à Rosario et Santa Fe.

 

Je risque donc d’être silencieuse quelque temps, mais c’est pour mieux vous écrire par la suite, amassant photos, infos et anecdotes afin de partager avec vous cette nouvelle expérience à la rencontre d’un autre monde…



[1] Contrairement à son homonyme français, le terme “villa” en espagnol désigne des banlieues défavorisées, semblables aux “favelas” brésiliennes.

[2] Nom donné au hot-dog en Amérique Latine, un snack très consommé sous ces latitudes.

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article