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Eté studieux

5 Octobre 2009 , Rédigé par Passerelle Publié dans #Voyages - voyages

Depuis la création de ce blog, il y a déjà plus d’un an, il ne m’était jamais arrivé de rester si longtemps sans écrire… à mes lecteurs en manque de nouvelles, assoiffés d’anecdotes, en attente de quelque chose à se mettre sous la dent, je demande humblement pardon ! Mea culpa, mille fois ! Mais, à mon corps défendant, j’invoquerai :

 

-          mon mémoire de master à rédiger, des heures et des heures face à mon écran d’ordinateur, les graphiques à faire et refaire sans fin, les pages à remplir, le cerveau en ébullition, le petit vélo dans la tête la nuit au moment de dormir, le désir de perfection, l’angoisse d’être partie dans la mauvaise direction, les palpitations face à une idée géniale, la difficulté d’un véritable accouchement, et le plaisir croustillant de faire fonctionner sa matière grise…

 

-          mon retour au pays, le besoin de passer du temps en famille et avec mes amis, de recharger les batteries affectives, de rester assise à contempler mes montagnes au coucher de soleil, de papoter sans fin sur les derniers potins du village, de faire glisser sur mon palais des saveurs presque oubliées, d’écouter la brise d’été dans les feuillages, bercée par mon hamac amazonien…

 

-          des escapades par monts et par vaux, pour faire la tournée des retrouvailles, et « matar a saudade »[1], comme on dit en portugais : Paris, Lyon, Aix-en-Provence, et, bien sûr, une virée dans ma chère Italie… destinations que je m’en vais évoquer dans les semaines à venir, lorsque le travail me laissera quelques instants de répit pour m’adonner à cette activité qui commençait à sérieusement me manquer : l’écriture…

 

Les prochains billets vous sembleront donc certainement moins exotiques qu’auparavant, mais peut-être sera-ce l’occasion pour certains de redécouvrir quelques morceaux de notre « douce France » et de notre jumelle de l’autre côté des Alpes ; en attendant que l’appel du large me reprenne, et ne m’emporte de nouveau loin, fort loin… mais ceci est une autre histoire, et je vous en reparlerai plus tard.



[1] littéralement, « tuer la nostalgie, le mal du pays » - avec cette nuance intraduisible, la « saudade » portugaise évoquant à la fois la nostalgie, le mal du pays, le manque d’une personne aimée, et l’espoir de revoir cette personne, ce lieu, cet objet… sentiment double, empreint de tristesse et de joie, impossible à exprimer autrement que par ce mot si doux et mélancolique : « saudade »…

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