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Brésil, terre de contrastes

3 Juillet 2009 , Rédigé par Passerelle Publié dans #Réalités

Ici s'achève mon récit de voyage, fin d'un périple de trois mois[1] à travers le Brésil : Sud, Rio, Amazonie, Nordeste, Bahia... quelques parcelles d'un immense territoire, presque un continent à lui seul ; impossible donc de prétendre « connaître » en si peu de temps la réalité profonde de chaque région ; mais cette traversée a suffit à en cueillir quelques bribes qui, reliées par les fils invisibles de l'intuition et de la sensibilité, tissent une toile pleine de couleurs et de saveurs.


Que dire donc du Brésil au bout de ce grand tour d'exploration ?


Le Brésil est une terre de contrastes : il est des endroits où vous naît la conviction que le paradis existe bien sur terre et qu'il est à portée de main, des plages idylliques où l'eau turquoise et transparente des lagunes vient lécher avec douceur un sable fin et chaud, où une tiède brise marine agite les feuilles des palmiers, où les rayons du soleil caressent avec volupté les corps et les coeurs, et où l'eau de coco prend un goût de nectar...


... et des endroits où l'on croit toucher le fond, où pourritures et déjections se mêlent dans une effroyable insalubrité, où hygiène et santé sont des mots oubliés, sinon inconnus, où l'éducation n'existe pas et où la seule consommation est celle d'alcool - pour noyer le désespoir...


... il est des régions riches, et même très riches, où l'on sent vibrer un dynamisme électrique, où les jeunes générations entreprennent, créent, imaginent, rêvent ;


... et il est des régions pauvres, et même très pauvres, où l'on sent crier les nécessités premières, et où les aides de l'Etat peinent à arriver, volatilisées dans l'espace parallèle de  la corruption ;



... mais partout, partout, même au plus profond de la misère, il règne la joie de vivre et l'allégresse, la légèreté et l'insouciance, la générosité et la chaleur, la solidarité, l'entraide et le sourire : une excellente leçon de vie pour nous autres Européens qui, enfoncés dans un individualisme surconsommateur, avons oublié ce que c'est que d'être humain.




[1] De décembre 2008 à mars 2009 ; les billets ont été publiés en différé, dictés par des souvenirs mûris et décantés, nourris par des recherches postérieures, et distillés petit à petit depuis mon retour jusqu'à aujourd'hui.


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