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"Água de coco" : à consommer sans modération

21 Juin 2009 , Rédigé par Passerelle Publié dans #Papilles & Pupilles

Nonchalamment allongé(e) sur un transat, à l’ombre d’un parasol, bercé(e) par une petite brise légère sous la caresse d’un soleil en veine de tendresse, les pieds dans le sable chaud et les yeux dans le bleu, vous laissez vos pensées vagabonder...



...quand soudain vous prend une envie irrésistible d’ « água de coco »  : « eau de coco », késaco ?


L’eau de coco est de l’eau douce que le fruit du cocotier encore vert a stocké dans sa noix : comme les cocotiers poussent généralement en bord de mer, l’eau est trop salée pour les jeunes pousses, qui se nourrissent alors de cette réserve riche en sels minéraux et au puissant effet hydratant.


Cueilli vert, lorsqu’il n’est pas encore arrivé à maturité, le fruit du cocotier est alors stocké dans un bac réfrigéré, puis ouvert du côté de la tige en trois coups de machette qui découpent une sorte de calotte, avec une technique imparable.



Une noix bien remplie peut atteindre jusqu’à ½ litre d’eau ; l’on sélectionne d’ailleurs les fruits destinés à cet usage en fonction de leur poids, et on les agite près de l’oreille pour vérifier la présence d’un liquide : rien de plus frustrant qu’une grosse noix avec presque rien dedans !


Car cette eau délicieusement rafraîchissante se boit en une lampée, et lorsque l’on a beau fouiller du bout de la paille sans plus trouver la moindre goutte, l’on retourne voir le marchand d’ « água de coco »  qui, d’un ultime coup de machette bien assené, ouvre la noix en deux : celle-ci laisse alors apparaître une chair blanche et douce, que l’on déguste à la cuillère en raclant la cavité.



Dans le Nordeste, les cocotiers poussent si bien que les « cocos verdes » y sont en abondance, et coûtent de 1 à 2 reais l’un ; dans les régions où il faut l’importer, le petit verre de 300 ml peut coûter jusqu’à 4 reais ! La loi de l’offre et de la demande…

 

... qui s’est adaptée aux nouvelles modes du marketing : l’on trouve ainsi des vendeurs d’« água de coco »  équipés d’une sorte de « fontaine» : la noix de coco est placée sur une pique qui la perce à son extrémité ; elle relâche alors son eau, recueillie par un entonnoir, lequel est relié à un robinet, grâce auquel le vendeur remplit des verres ou des petites bouteilles.


 


L’on vend aussi dans le commerce des briques et briquettes d’eau de coco, dans les rayons jus de fruits ; mais elles n’ont ni le goût, ni surtout le charme de la noix verte et fraîche que l’on tient des deux mains et que l’on sirote sur la plage ou dans la rue, lorsqu’il fait si chaud…

 

Attention : cette boisson comporte un risque d’accoutumance élevé, mais sans danger pour la santé !


Il est important en effet que l’eau de coco soit bien fraîche, « gelada » comme l’on dit ici, autrement elle peut être légèrement écoeurante.

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