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Le "Parque dos Lençóis Maranhenses" : l'alcôve des rois

1 Juin 2009 , Rédigé par Passerelle Publié dans #Voyages - voyages

S’il est parmi les Etats les plus pauvres du Brésil, le Maranhão garde cependant jalousement un trésor d’une richesse exceptionnelle : l'APA (Área de Proteção Ambiental - l'Aire de Protection de l'Environnement) du Parque Nacional dos Lençóis Maranhenses.

 

Cet ensemble unique est le résultat du lent travail des vents, du sable et des pluies, ciselant à l’usure du temps un magnifique désert de sable blanc, et un cadre naturel d'une rare beauté qui recouvre plusieurs communes du littoral oriental de l'État.

 

D’une superficie de 1550 km², ce parc tire son nom de ses immenses dunes qui ressemblent à des lençóis (« draps ») tendus en travers du paysage.



Classé parc national en 1981pour mettre fin à sa dévastation potentielle et à la spéculation pétrolière, il abrite également des plages, des mangroves, des lagons, et une faune protégée, en particulier des tortues et des oiseaux migrateurs.

 

L’on y accède par la ville de Barreirinhas, petite ville peuplée de vélos, scooters, charrettes et poules en balade, à 4h de São Luís ;



de là, une jeep, conduite d’une main d’expert par un chauffeur rompu aux ornières inondées et aux buissons envahisseurs, mène jusqu’à l’entrée du désert :



là, c’est pieds nus que l’on pénètre dans cette alcôve aux draps de sable, passant d’une lagune à l’autre dans un incessant émerveillement.



 

Peu profondes encore au mois de février, les lagunes offrent au baigneur une eau douce et chaude, pure et limpide, où les bancs de petits poissons caressent et chatouillent la peau ; une légère averse en trouble un instant la surface, avec de petites gouttes de pluie formant comme des perles d’eau.



 

Les nuages lourds de gris menaçant l’orage, et le soleil éblouissant caché derrière eux, créent un intimidant effet de chiaroscuro et enveloppent les dunes d’une lumière métallique, d’une atmosphère électrique, qui sublime le sable blanc, pur tapis caressé par le vent.



 

Mais le plus impressionnant, c’est le silence qui règne en ces lieux : hormis les cris de touristes indiscrets, seuls le murmure de la brise dans les joncs et le crissement du sable sous les pas ; une immense paix, une sensation de petitesse face à la puissance de la nature se dégage de cette imposante majesté.



 

Eau, terre, feu et vent : les quatre éléments se conjuguent, quatre points cardinaux d’une nef à ciel ouvert, où il vient du fond des âges une envie de prier… au nom du Père, de Bouddha et de Mahomet, au nom des oubliés, des malheureux et des condamnés, au nom de soi et de l’Humanité.

 

 

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