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Rio de Janeiro : les principales attractions

29 Mars 2009 , Rédigé par Passerelle Publié dans #Voyages - voyages

  • le Pão de Açúcar (“Pain de Sucre”) : haut de 396 mètres, ce monticule, en tous points semblable à ce que l'industrie sucrière appelle un “pain de sucre” (d'où ce nom propice à de belles rêveries gourmandes) offre l'une des plus belles vues sur Rio et la baie de Guanabara ; on y accède par un téléphérique, en deux étapes : la première fait survoler la praia Vermelha (“plage rouge”, appelée ainsi en raison de son sable épais, et nichée au creux d'une petite baie tranquille), jusqu'au Morro da Urca, à 220 mètres d'altitude ; là, un restaurant, une boutique de souvenirs, un terrain de jeux et même une piste d'atterissage pour hélicoptère attendent les touristes en soif d'aventure, ou tout simplement d'un rafraîchissement ; la seconde étape mène au sommet, d'où l'on peut admirer le littoral et son relief sinueux, le Cristo Redentor au loin, la large bande sableuse de Copacabana et les îles de la baie de Guanabara... Même par temps couvert, une vue qui décoiffe !


  • le Corcovado : plus époustouflante encore, la vue du sommet du Corcovado (le “bossu”), à 710 mètres d'altitude, offre une vision à 360 degrés de Rio et de la baie de Guanabara ; on y accède en prenant un petit train à crémaillère qui traverse la forêt du Parque Nacional da Tijuca. Au sommet, la statue du Cristo Redentor, haute de 38 mètres, lourde de 1145 tonnes, semble embrasser la baie dans ses bras étendus en croix, en signe de paix et de communion ; chef-d'oeuvre trinitaire d'Heitor da Silva Costa (ingénieur), Carlos Oswald (artiste plasticien) et Paul Landowski (sculpteur), ce Christ Rédempteur a été inauguré en 1931 après maintes polémiques et reculades de ses commanditaires, et, visible de tout Rio, illuminé la nuit, il est aujourd'hui l'un des symboles de la “Cidade Maravilhosa1.


  • le “bonde” de Santa Teresa : le dernier des tramways historiques qui sillonnaient la ville est reconnaissable à sa peinture jaune et à son petit cliquetis ; il part toutes les demi-heures de la station du Centro et rejoint le quartier de Santa Teresa en passant sur les arcos da Lapa, qui semblent alors plus haut et plus étroits encore qu'il ne sont... déconseillé donc aux personnes souffrant de vertige ; le tramway, grinçant et craquant dans les rues escarpées, s'arrête au Largo do Guimarães, à partir duquel il est aisé de visiter le quartier de Santa Teresa. Ce dernier, baptisé d'après le couvent carmélite fondé en 1750, était un quartier résidentiel huppé - en témoignent les magnifiques villas cachées derrière une luxuriante végétation, avec vue plongeante sur la baie de Rio. Dans les années 1960 et 1970, artistes et hippies donnèrent à Santa Teresa un nouvel élan, faisant de ce “Montmartre carioca” un quartier discret au charme bohème, où, entre boutiques d'artisanat et galeries de peintres, il fait bon errer au gré de ses petites rues pavées...


  • Lapa : autre ancien quartier résidentiel des Cariocas aisés, Lapa a été victime, après ses heures de gloire au XIXème siècle, d'une longue et profonde détérioration, ; aujourd'hui, il connaît une vraie renaissance culturelle et ses édifices font l'objet d'une réhabilitation, mais mieux vaut quand même faire attention à l'endroit où vous mettez les pieds, et ne pas vous y perdre seul(e) de nuit...

     

Oui, car la nuit, Lapa est le théâtre des fêtes les plus folles, et si le début de soirée est simplement animé, la fermeture des discothèques libère une faune pas forcément bien intentionnée, ou bien imbibée de boissons alcoolisées – voire d'autres excitants. Le taxi est donc le meilleur moyen de bien profiter de l'une des soirées endiablées qui ont lieu sous le chapiteau du Circo Voador, dans le décor rococo du Rio Scenarium, ou au Rio 24 Graus, sur des rythmes enlevés de samba, bossa-nova, MPB, samba-rock, hip-hop, rap et même, aujourd'hui, de... funk : un rythme importé des ghettos noirs américains, diffusé premièrement dans les couches plus populaires de Rio, puis dans le Brésil entier, et assaisonné à la sauce carioca : non pas sensuel mais bien explicitement sexuel, aussi bien dans les paroles des chansons que dans les chorégraphies qui les accompagnent, flirtant avec la provocation et la vulgarité.



  • les plages (Copacabana, Ipanema et Leblon) : que serait Rio sans ses idylliques et immenses étendues de sable fin, où cariocas de la haute, favelados, touristes et marchands ambulants de babioles et cacahuètes se mêlent sous le soleil ?

Longue de 4,5 km, pouvant accueillir jusqu'à 25 000 personnes, Copacabana est l'un des endroits de la planète au plus haut taux de densité ; difficile à imaginer donc que ce ne fut longtemps qu'un petit village de pêcheurs, relié au reste de la ville seulement en 1891 avec l'ouverture du Túnel Velho; la construction du Copacabana Palace, un luxueux hôtel néoclassique, en 1923, commença alors à attirer une clientèle riche et célèbre ; aujourd'hui, on y croise toutes sortes de populations, et la nuit, c'est un des grands centres de prostitution... drôle d'ironie, quand on pense que Copacabana tire son nom d'une statue de la Vierge2 !

A côté de Leblon, rendez-vous des noctambules, Ipanema, dont le nom en langue indienne signifie “eaux dangereuses”, a été rendue célèbre au début des années 1960 par le tube qui a lancé la bossa-nova, “A garota de Ipanema”. Cette autre plage de rêve et les cafés des rues avoisinantes rassemblaient les artistes et intellectuels avant que la dictature militaire instaurée en 1964 n'en chasse cette bohème, contrainte souvent à s'exiler ; depuis, on y croise les riches cariocas, de jeunes gens musclés, bronzés et athlétiques s'entraînant au beach volley ou au sport national : le futebol !


  • le stade de Maracanã : en parlant de futebol, impossible de ne pas mentionner le célébrissime stade qui a accueilli la finale de la Coupe du monde en 1950 et le dernier match de Pelé dans une ambiance de folie comme seuls les supporters brésiliens savent en mettre ! Déjà impressionnant lorsqu'il est vide, il en devient ahurissant au fur et à mesure que les gradins se remplissent et que la torcida (les supporters) y fait l'animation : cris, holas, chants à tue-tête, orchestre de trompettes, rythmes de tambours... Il faut les voir, les torcedores, se lever d'un bond lorsque le ballon rond s'approche d'une des cages de but, encourager leurs joueurs préférés et siffler l'équipe adverse, arborant fièrement les couleurs de leur club et criant tous en choeur leur refrain... une atmosphère du tonnerre !


  • la feira nordestina de São Cristovão : du vendredi soir au dimanche soir, 32 000 m2 qui résonnent des orchestres de forró, samba, pagode, axé et autres rythmes populaires ; on y vient en famille, “matar a saudade” (littéralement, “tuer le mal du pays”), danser, boire de la cachaça et de l'agua de coco, manger du caranguejo (“crabe”) ou du tapioca dans des barracas de cuisine bahianaise ; 658 étals au total, où, à côté des produits alimentaires, l'on retrouve l'artisanat du Nordeste3 (hamacs, articles de cuir, faïences, tissus de macramé, statuettes afros...) et surtout son ambiance : foule, agitation, fumée odorante de churrasco, couples de tous âges enlacés sur la piste de danse ensoleillée...


  • la Catedral Metropolitana : inaugurée en 1976, cette cathédrale n'a rien d'une église traditionnelle ; ici, point d'ogive, de nef, ni de transept, mais une structure en cône, sorte de puits de lumière inversé, où les rayons du soleil viennent frapper quatre magnifiques panneaux de vitraux de 60 mètres de haut sur chacun des côtés de l'édifice ; l'architecture a beau être radicalement moderne, il s'en dégage pourtant une exceptionnelle sérénité – voire spiritualité...


  • le Jardim Botânico : créé en 1808 sur l'ordre du prince-régent Dom João, ce parc compte plus de 5000 espèces de plantes, disséminées de part et d'autres des grandes et élegantes allées de palmiers ; à ne pas manquer, le carré des herbes aromatiques, parcours érudit et parfumé, la serre des orchidées et ses spécimen raffinés, et le jardin japonais, véritable havre de paix et de fraîcheur...


  • la confeitaria “Colombo” : fondé en 1894, ce vestige de l'époque Art Nouveau, quand le tout-Rio se retrouvait pour s'attabler à ses élégantes tables de marbre, sous la lumière discrète des lustres dorés et dans le reflets des grandes glaces murales, a gardé le charme d'antan et l'on y vient aujourd'hui tout aussi nonchalamment siroter un café ou un thé servi dans de délicates porcelaines blanches et accompagné de délicieuses douceurs : brigadeiros (boule de doce de leite chocolaté), bombocados (sorte de mini quatre-quart), quindins (flan aux oeufs et à la noix de coco), queijadinhas (rocher à la noix de coco), folhados (chaussons feuilletés), tartelettes, mille-feuilles et toutes sortes de petits fours... On peut aussi y déjeuner d'un pastel, d'un feuilleté salé, d'une empada (chausson fourré à la viande ou au fromage) ou d'oeufs au plat, à l'instar des habitués qui avaient coutume de fréquenter cette célèbre adresse de la rua Gonçalves Dias, au coeur du centre historique de Rio : artistes et intellectuels tels que Villa-Lobos, Rui Barbosa, Getúlio Vargas, Virginia Lane, Chiquinha Gonzaga, entre autres... (http://www.confeitariacolombo.com.br/)



  • Niteroi : de l'autre côté de la baie se trouve l'île de Niteroi, qui abrite depuis 1996 le MAC (Museu de Arte Contemporânea) et ses courbes futuristes dessinées par l'architecte Oscar Niemeyer ; sa structure, à l'allure surréaliste d'une soucoupe volante atterrie sur un bout de promontoire, vaut le détour plus que ses collections... (http://www.macniteroi.com.br)

Après les nourritures intellectuelles, le restaurant Celina's (Est Gal Eurico Gaspar Dutra, 76 ) vous propose ses nourritures terrestres, ou plutôt devrais-je dire marines, parmi lesquelles une casquinha de siri et surtout, une incontournable moqueca de peixe, deux spécialités de poisson et fruits de mer préparées avec savoir-faire et raffinement.

Les plages de Niteroi invitent ensuite naturellement à une petite sieste, mais mieux vaut éviter celles du centre de l'île, très polluées, et rejoindre celles de Piratininga, Itacoatiara, Itaiou et Camboinhas ; attention, il faut compter une bonne heure de trajet jusque-là, mais la vue sur Rio et le Cristo y est imprenable !



1L'histoire passionnante de la construction du Cristo Redentor est narrée avec une plume vive et entraînante par Jean-Paul Delfino dans son roman Corcovado (Editions Métailié, 2005, 14, 90 euros)

2Copacabana vient d'un village bolivien du lac Titicaca, d'où une statue de la Vierge (Notre-Dame de Copacabana) aurait été apportée à Rio et consacrée dans une petite chapelle, près d'Arpoador.

3Le Nordeste, comme son nom l'indique, est la région qui s'étend sur le Nord-Est du Brésil, de Belém, porte de l'Amazonie, à Salvador de Bahia.

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