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Travelling in the rain

22 Mars 2009 , Rédigé par Passerelle Publié dans #Incongruités

Lorsque j’ai évoqué mon départ au Brésil à mon entourage, combien de fois n’ai-je pas eu en réponse : « mais tu vas nous revenir toute bronzée ! ».

 

Détrompez-vous : car quand le soleil est de sortie, il tape tellement fort que l’on cherche plutôt la moindre parcelle d’ombre pour s’y réfugier et ne pas rôtir sous ses rayons ardents. Mais j’ai durant mon voyage subi certainement plus de pluie que durant toute ma vie !

 

Je m’attendais en effet à des averses tropicales, mais plutôt à des orages violents en fin d’après-midi, après une journée bien ensoleillée… que nenni ! Arrivée à Rio sous des trombes d’eau, je n’ai cessé de retrouver partout la même météo : pluie à Paraty, pluie à São Paulo[1], pluie au beau milieu de la forêt amazonienne, pluie à Belém, pluie à São Luis (tellement plus belle sous le soleil !), pluie à Fortaleza, et pluie à Recife… seule Salvador m’a fait l’honneur de me recevoir avec un soleil resplendissant, sous lequel la Bahia se déployait dans toute sa grandiose majesté.

 

Etrange pourtant, car au dire des habitants eux-mêmes de toutes ces localités, ce n’était pas la saison des pluies, et il pleut rarement autant en ce moment… signe que le climat est en train de se dérégler totalement ? Le fait est qu’à force de tout voir sous un ciel gris et pluvieux et mouillé(e) de la tête aux pieds, on finit par perdre un peu d’énergie et l’enthousiasme commence à s’user…

 

D’autant plus que, à mon grand étonnement, aucune des auberges de jeunesse de ces régions ne dispose d’un endroit couvert et fermé pour étendre le linge : détail prosaïque me direz-vous ; bien sûr, mais quand on voyage dans des conditions rudimentaires, avec un bagage (et donc une garde-robe) minimal(e) et que les quelques vêtements laborieusement lavés à la main (oui, car les AJ [Auberges de Jeunesse] ont aussi rarement des machines à laver[2] !) ont pris la pluie, sont encore trempés et sentent horriblement mauvais au moment de partir, une fois, ça va ; deux fois, on prend son mal en patience ; trois fois, on rit jaune ; quatre fois, on explose littéralement !

 

Ceux qui savent à quel point j’aime être tirée à quatre épingles auraient donc été bien étonnés de me voir dans mon accoutrement de routarde, en butte à des problèmes de blanchisserie !

 

Bref, conseil aux voyageurs : étudiez de près la saison pendant laquelle vous voulez partir, et prévoyez parapluie et k-way ! Car si la forêt amazonienne peut avoir son charme sous la pluie, lorsque la terre et les plantes dégagent des odeurs plus puissantes, certains types d’expéditions perdent en intérêt, et la plupart des cités en animation…


 

 

 



[1] Pas étonnant, « Sampa » étant également surnommée « Cidade da garoa », la « garoa » étant une petite pluie fine et froide – une sorte de « crachin » breton transposé sous les Tropiques…

[2] On vous propose en général les services d’une « lavanderia » (« pressing »), qui vous prendra R$ 1,00 par vêtement, mais attention aux délais si vous ne faites qu’une rapide étape ; sinon, certaines « lavanderias » acceptent de vous rendre vos vêtements l’après-midi même, contre une taxe de R$ 5,00 en moyenne.



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