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Itinéraire d’une baroudeuse gâtée - bis

15 Mars 2009 , Rédigé par Passerelle Publié dans #Voyages - voyages

Bon, d’accord, ce dernier billet a dû vous paraître un peu décalé, plus de trois mois après… Mais c’est que je n’ai pas eu le temps de terminer le compte-rendu de la première phase de mon périple sud-américain avant de repartir sous d’autres cieux…et que je suis incapable d’actualiser mon blog pendant que je voyage : trop de temps perdu à décharger les photos, les traiter, les charger sur le blog, écrire et publier. Je préfère m’en mettre plein les mirettes, remplir mon carnet de notes de brouillon griffonnées sous l’inspiration de l’instant, emmagasiner mon matériel textuel et visuel, m’informer, et laisser ensuite décanter, les impressions premières se détachant avec le recul nécessaire, les idées gagnant en netteté et les mots en précision.

 

Aussi Passerelle est-elle restée bien silencieuse ces derniers temps (et je m’en excuse platement), à la surprise, voire même à l’inquiétude de certains ; mais rassurez-vous, je n’ai pas été assassinée par un gang de « favelados » de Rio, ni séquestrée par un comando guerrillero du Mato Grosso, ni dévorée par un jacaré au milieu de l’Amazone, ni emportée par la fièvre jaune, la typhoïde ou l’hépatite, ni agressée par une mygale dans la jungle amazonienne, ni noyée dans les « roulades » de la côte Atlantique…

 

Juste un malaise (fatigue, hypertension, intoxication alimentaire ? je n’ai pas encore résolu, mais apparemment ce n’était pas le palu[1] : ouf !), qui m’a fait arriver épuisée à Recife, au début même du Carnaval ! Dont je n’ai donc pas vraiment pu profiter, clouée au lit avec force nausées… J’ai donc, pour me consoler, assisté au défilé des écoles de samba de Rio à la télé ; et le lundi j’avais assez récupéré pour aller prendre la température de la fête à Olinda : chaud, chaud, chaud ! Mais ceci est une autre histoire, que je vous conterai plus tard…

 

En attendant, je vais reprendre mon récit là où je l’avais laissé, c’est-à-dire à mon retour à Campinas après un Noël en famille à São Paulo et un Réveillon dépaysant à Ilhabela. Là, dans une université déserte, fréquentée seulement par quelques fantômes épars, rares candidats aux cours d’été, j’ai repris mon souffle et réglé les préparatifs de la seconde phase de mon périple sud-américain, plus proprement brésilien cette fois, à la découverte de ce vaste continent qu’est le Brésil – les Brésils, devrais-je dire, car fait de mille réalités et mille différences, mille cultures et mille facettes, mille langues et mille papilles, mille difficultés et mille inventions.

 

Rio de Janeiro, Paraty, São Paulo, Manaus, Belém, São Luis de Maranhão, Fortaleza, Recife, Olinda, et, pour finir en beauté, Salvador de Bahia : bel itinéraire, n’est-ce pas ? Long, fatigant, mais si enrichissant ! A chaque étape un nouvel accent, de nouvelles saveurs, de nouvelles odeurs, de nouvelles couleurs, de nouvelles physionomies, de nouveaux paysages, une nouvelle végétation, une nouvelle lumière, un nouveau temps…

 

Car l’on apprend que le temps ne passe pas de la même manière dans un hamac sur un bateau qui descend l’Amazone qu’au milieu de l’ Avenida Paulista ; et que l’essentiel est de respecter la culture qui nous accueille, en apprenant d’elle les leçons de vie qu’elle saura transmettre à ceux qui voudront bien les cueillir.

 

Prêts à me suivre dans le récit de cette grande aventure ? Accrochez-vous, car vous allez avoir de la lecture ! Mais patience aussi : tout viendra au fur et à mesure…

 

 



[1] car ici au Brésil le Ministère de la Santé ne prévoit pas de traitement prophylactique contre la malaria dans son protocole : les remèdes contenant de la quinine, ils sont estimés dangereux pour l’organisme qui ne serait pas atteint par le virus ; à vous donc de prendre toutes les précautions nécessaires pour vous protéger des piqûres de moustiques à la nuit tombée (cela vaut également pour la dengue, qui, elle, pique durant la journée) : prises anti-moustiques, répulsif, vêtements couvrants, moustiquaires… et de vous précipiter dans le premier centre de santé si des symptômes (nausées, fièvre, diarrhées) apparaissaient ; là, on est censé vous prescrire un traitement pour éradiquer le virus de votre organisme ; je n’en ai pas testé l’efficacité…


NB : conseil, donc,  aux voyageurs européens : pensez à demander une ordonnance à votre médecin et à vous procurer les médicaments avant de partir, car ici aucun médecin et aucune pharmacie ne sera en mesure de vous les délivrer.

 

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