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Uruguay : petit, mais costaud !

8 Mars 2009 , Rédigé par Passerelle Publié dans #Il était une fois...





















Premièrement délaissé par les colons européens en raison de sa faible richesse en ressources naturelles, et principalement peuplé par les indiens Guarani et Charrúas, l’Uruguay commença réellement à entre dans l’Histoire entre 1680 et 1683, quand, pour contrer la souveraineté espagnole dans la région, les Portugais établirent plusieurs colonies sur les rives du Rio de la Plata, en face de Buenos Aires.


Ce n’est qu’en 1723 que les Espagnols, menés par Bruno Mauricio de Zabala, délogèrent les Portugais et peuplèrent Montevideo
[1], devenue alors principal port de la vice-royauté du Rio de la Plata, puis capitale nationale à partir de l’Indépendance de l’Uruguay en 1828.


Au XXème siècle, la vague d’immigration européenne qui frappe l’Amérique Latine se déverse aussi ici : de nombreux Espagnols et Italiens, mais aussi Français et Allemands y apportent une diversité culturelle et une forte croissance démographique.


La dictature militaire (1973-1985) et la crise économique, autres topoï de l’histoire sudaméricaine, n’ont pas épargné l’Uruguay, et ce petit pays s’en est trouvé fragilisé : pris entre deux “géants” (Argentine et Brasil), il ressent toutes les perturbations (politiques, économiques, sociales, environnementales..) qui peuvent affecter l’un ou l’autre de ces pays limitrophes, et en est toujours forcément victime.


Mais récemment, le renouveau économique et l’adhésion au MERCOSUL, l’union économique du continent sudaméricain, ont ouvert de nouvelles espérances ; et Montevideo a été classée en 2006 par la “Mercer Human Resources Consulting” comme la meilleur ville d’Amérique Latine pour sa qualité de vie.


Petit en superficie (176 215 km² seulement), l’Uruguay est un pays discret, un peu oublié, mais qui en contre-partie jouit d’une agréable tranquillité, et qui n’en est pas moins à visiter, pour la beauté de ses paysages et l’accueil chaleureux de ses habitants ; en-dehors de Montevideo, Colonia del Sacramento, Punta del Este, La Paloma et autres séduisantes localités sont déjà sur ma liste pour la prochaine fois où je mettrai les pieds en Uruguay.

 

 


[1] "Montevideo" : d’où vient donc ce nom étrange ? A vous de choisir l’explication qui vous plaît le plus :

-          « Monte Vidi » : nom donné à un promontoire dans le « Diario de Navegación » de Fernando de Magallanes, le plus ancien document espagnol qui en mentionne l’existence en 1520 ;

-          « Monte Vide Eu » (« J’ai vu un mont ») : l’explication la plus répandue, mais la moins probable selon les experts, tirée d’une phrase qu’aurait pronocée un marin anonyme de l’expédition de Fernando de Magallanes ;

-          « Monte VI-D-E-O » (pour “Monte VI De Este a Oeste”, “Mont VI de”) : explication académique, selon laquelle les Espagnols notèrent la situation géographique sur un planisphère, puisque le promontoire est le sixième (VI, en chiffres romains) que l’on voit sur la côte lorsque l’on navigue sur le Rio de la Plata d’Est en Ouest ;

-          « Monte Ovidio » (pour « Monte Santo Ovidio ») : explication d’origine religieuse, confuse et ayant peu d’adeptes, née de l’interpolation entre « Vidi » et « Vidio », abréviation de Ovidio, évêque de la ville portugaise de Braga au XVIème.

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