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¡ Adiós, Buenos Aires !

7 Mars 2009 , Rédigé par Passerelle Publié dans #Voyages - voyages

La milonga ne prend fin qu’au petit matin, lorsque les corps et les cœurs sont vidés, et que l’attention cède la place à l’abandon, l’énergie à l’oubli, l’élégance à la nonchalance…

 

Au jour naissant, je passe à l’hôtel le temps seulement de troquer ma tenue de tanguera contre celle de baroudeuse, et endosser mon sac à dos de plus en plus lourd à chaque étape, achat de souvenirs oblige.

 

Et d’un coup de taxi me voici au terminal du Búquebus, une ligne de bateaux qui fait la liaison entre les deux rives du Rio de la Plata ; pour optimiser mon trajet, je prends un billet couplé : Buenos Aires – Colonia del Sacramento en bateau + Colonia – Montevideo en bus, impatiente de découvrir cette vieille cité coloniale de l’Uruguay dont j’avais eu d’élogieux échos.

 

Sur le pont supérieur je vois « la Reina de la Plata » s’éloigner avec un pincement au cœur et une forte « saudade » - parler de « déchirure » serait-il exagéré ? Curieuse impression de parcourir à l’envers le chemin de ces millions d’immigrants qui débarquèrent un beau matin dans le port de Buenos Aires, fatigués d’une longue traversée mais de l’espoir plein le cœur et des rêves plein la tête…



 

Le soleil brille sur le Rio de la Plata, qui, illuminé de reflets argentés, mérite plus que jamais  le nom qui lui fut attribué suite à la découverte par le navigateur espagnol Juan Díaz de Solís en 1516 de cet estuaire de 3 200 000 km², formé par la jonction du rio Paraná et du Rio Uruguay.

 

Trois heures plus tard, nous voici arrivés de l’autre côté du « Fleuve d’Argent » ;



mais quelle n’est pas ma stupéfaction, et plus encore ma déception, lorsque je me rends compte que le bus pour Montevideo part immédiatement
[1], sans me laisser ne serait-ce qu’une heure pour me donner un aperçu de Colonia del Sacramento, dont je n’aurai finalement vu que le terminal de débarquement ! Raison de plus pour revenir dans les parages…

 

J’arrive donc en fin d’après-midi à Montevideo, à temps pour cueillir un magnifique coucher de soleil, qui me console de cette légère contrariété et m’invite à profiter du temps ainsi gagné pour déchiffrer le charme discret de la capitale uruguayenne.





[1] Je recommande donc à ceux qui feraient le même trajet avec le même projet, d’acheter un aller simple pour Colonia del Sacramento, et d’acheter sur place un billet pour Montevideo… les billets couplés ne sont pas toujours une bonne affaire !

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