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Maria Rita : le sang ne trompe pas !

29 Novembre 2008 , Rédigé par Passerelle Publié dans #Intermède musical

Fille de la chanteuse Elis Regina et du compositeur César Camargo Mariano, Maria Rita est la digne héritière de sa mère ! Loin de rester dans l’ombre de la légendaire chanteuse brésilienne, la jeune Maria Rita (née en 1977) trace peu à peu sa propre voie/voix, avec un succès grandissant.

 

Après des études de marketing et des études latino-américaines à l’Université de New York, Maria Rita est revenue à ses premières amours – la musique – et la timide jeune fille s’est ainsi métamorphosée en une chanteuse pleine de sensualité, un papillon sorti de sa chrysalide avec grâce et maturité, qui peut affirmer aujourd’hui :

 

“No ar que eu respiro, eu sinto prazer de ser quem eu sou, de estar onde estou”

 

(« Dans l’air que je respire, je sens le plaisir d’être qui je suis, d’être où je suis »)

 

 

 

 

 

En 2003, à 26 ans, elle enregistre son premier album, « Maria Rita », suivi en 2005 de « Segundo » ; en passe de devenir la nouvelle icône de la MPB, Maria Rita a remporté trois Grammy latinos en 2004 : révélation de l’année, meilleur disque de MPB et meilleure chanson brésilienne.

 

Son dernier album, « Samba meu » (2008), est un hommage que la chanteuse rend au plus brésilien des rythmes – le samba ; et elle y prouve qu’elle a véritablement trouvé « son » propre samba. Un samba populaire sans pour autant perdre son élégance, un samba « vivant, qui sent la rue, qui a des échos de « choro », de bossa et de funk » (selon le critique et producteur Nelson Motta).

 

 

 

 

 

Car Maria Rita s’inspire aussi bien d’Ella Fitzgerald, de Nat King Cole que d’artistes brésiliens tels que Cassia Eller et Djavan : perles oubliées et compositions inédites se répondent dans un dialogue original et harmonieux, où les tempos de bossa-nova épousent les sonorités urbaines avec une touche « jazzy » et une délicate sobriété : Maria Rita conserve la base des arrangements de ses premiers albums (piano, basse électronique et batterie) d’où se détache une voix chaude et pure, au timbre coloré et nacré.

 

Un album varié, où la douceur nostalgique sur fond de guitare sèche de « Samba meu » cède la place aux rythmes gais et enlevés de « O homem falou », « Maria do Socorro », « Corpitcho »… sons pleins d’une joyeuse nonchalance, qui font onduler les hanches et danser le cœur.

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