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Saga gourmande : la noix de coco

21 Novembre 2008 , Rédigé par Passerelle Publié dans #Papilles & Pupilles

A l’origine était… le cocotier (Cocos nucifera), arbre de la famille des palmiers ou Acéracées, originaire de la région indomalaise, mais aujourd’hui acclimaté dans la plupart des pays tropicaux, en particulier dans les plaines côtières où il bénéficie d’un milieu humide.

Ce gracile tronc élancé couronné de palmes peut donner entre 50 et 500 fruits : la noix de coco, une sphère de couleur vert clair ou orange lorsque le fruit n’est pas encore mûr, brune lorsqu’il est à maturité (au bout d’un an environ) ; sous une épaisse couche de fibres, se trouve une amande blanchâtre comestible, riche en valeurs nutritives (potassium, fer, magnésium, phosphore, cuivre et zinc) et, à l’intérieur, un liquide opalescent et sucré appelé « eau de coco ».

L’ « eau de coco » est consommée comme une boisson rafraîchissante : on l’appelle ici « agua de coco » et c’est, par ces températures tropicales, rapidement devenu un de mes vices de boisson… mais la préparation et la dégustation valent bien, à mon avis, un article à part !

NB : ne pas confondre l’ « eau de coco » avec le « lait de coco », qui est quant à lui le liquide blanchâtre extrait de l’amande pressée et râpée, et qui sert à la préparation de nombreux plats asiatiques, malgaches, polynésiens ou indiens.

Ni avec l’ « huile de coco », une huile alimentaire de bonne qualité obtenue à partir de l’amande non séchée, riche en acides gras, qui entre dans la fabrication de graisses végétales et margarines, également utilisée pour la confection de savons, détergents et cosmétiques (utilisée en petite quantité, elle revitalise et fait briller les cheveux, paraît-il).

L’ouverture de la noix de coco nécessite un savant tour de main : on perce la noix de coco au niveau des « yeux », trois petits trous à la base du fruit, et l’on recueille l’eau dans un bol ; ensuite, âmes sensibles s’abstenir, on assène un ou plusieurs coup(s) de marteau (ou, pour les aventuriers des jungles tropicales, du dos de la lame d’une machette), et on ouvre le fruit au niveau de la fissure ainsi formée.

Apparaît alors la pulpe de la noix de coco (ou « amande »), une fine couche gélatineuse et collée à la paroi, à la chair fibreuse et au goût sucré que l’on mange en la râclant lorsque la noix de coco est encore jeune, et qui devient solide et blanche quand elle est à maturité. On la fait alors sécher, parfois même griller jusqu’à la disparition de sa teneur en eau, et on l’utilise dans de nombreuses préparations salées (poissons, viandes, curries) et sucrées (biscuits, cakes, congolais, gâteaux), comme ces « Rochers », petite douceur à grignoter à tout moment de la journée, et tout spécialement à l’heure du café…

Rochers à la noix de coco

Ingrédients (pour 12 à 15 petits rochers)

-          100 g de noix de coco râpée

-          100 g de sucre

-          2 blancs d’œuf

-          ½ cuillère à café d’extrait de vanille liquide

Préchauffer le four à 210°C (th. 7)

Dans un grand bol, mélanger du bout des doigts la noix de coco, le sucre, les blancs d’œuf et l’extrait de vanille. Rouler de petites boules ou former de petites pyramides et les déposer sur une plaque de cuisson tapissée de papier sulfurisé.

Faire cuire pendant 5 à 10 minutes, jusqu’à ce que les rochers soient à peine dorés, et laisser refroidir.

[NB : si les rochers se trouvaient être cassants, ajouter de la noix de coco râpée pour rendre la pâte plus ferme, ou presser la pâte dans la paume de la main pour former une boule bien compacte]

… Mieux que Ferrero !

 

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