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« Não por acaso », leçon de « carpe diem » des temps modernes

15 Novembre 2008 , Rédigé par Passerelle Publié dans #On tourne !

 La voilà enfin, notre romance douce-amère sur fond de tragédie humaine, évitant les sentiers battus des luttes de gangs dans les favelas pour plonger au cœur des mélodrames urbains !


 


Avec « Não por acaso » (« Pas par hasard »), Philippe Barcinski, récompensé pour ses courts-métrages « Palíndromo » et « Porta janela », passe enfin au long ; difficile dès la première tentative de trouver le juste tempo, et le film souffre parfois de longueurs ; mais qu’importe ! São Paulo est là, captée avec poésie par la photographie de Pedro Farkas, pour parer aux temps morts.

 

São Paulo, paysage ultra-urbain, avec sa forêt de gratte-ciels et ses nœuds de circulation, dont Enio le solitaire (Leonardo Medeiros) supervise le flux depuis son ordinateur de contrôle, lui qui pense que l’on peut réguler la vie et les sentiments comme l’on régule le trafic automobile.

 

A l’autre bout de la ville, Pedro (Rodrigo Santoro, le beau brun de « Love Actually », toujours aussi craquant – Mesdemoiselles, surtout n’oubliez pas vos lorgnons !) fabrique des tables de billard et élabore des parties où les coups ont des effets prévisibles, théories mathématiques qu’il applique également à sa relation amoureuse.



 

Un hasard, une fraction de seconde, et la vie de ces deux hommes méthodiques à l’excès va être bouleversée : l’ex-femme du premier et la petite amie du second (lumineuse Branca Messina) meurent dans le même accident de voiture (ironie du sort pour notre expert ès embouteillages), les livrant à une solitude criante de douleur.

 

Ils vont donc, chacun à sa manière, réapprendre à vivre, laissant l’aléa frapper à leur porte, en la personne d’une adolescente joviale, Bia (Rita Batata) la fille qu’Enio n’a jamais connue, et d’une belle jeune femme, Lúcia (Letícia Sabatella), qui va réparer le cœur de Pedro.

 

Les destins se croisent et se frôlent comme les billes de billard sur le tapis vert ou les voitures aux carrefours, dans un incessant va-et-vient entre ces deux histoires parallèles : leçon de vie, leçon de modestie aussi, où l’on apprend que rien n’est prévisible et qu’il faut savoir (ac)cueillir les surprises qui jalonnent notre chemin.

 



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