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Brasília : « try again » !

3 Novembre 2008 , Rédigé par Passerelle Publié dans #Voyages - voyages

Je crois que je pourrais remporter haut la main le titre de « Miss Catastrophe » au concours de maladresse : les objets les plus divers se refusent à rester entiers entre mes mains, les ordinateurs se mettent à bugger dès que je m’en approche, et il ne se trouve pas un pied de table, ou une poignée de porte qui ne soit destiné à me doter d’un joli hématome bleuté…

 

A croire que je porte la poisse… je ne compte plus le nombre de fois où, après un sprint désespéré pour atteindre un des rares bus de la journée, celui-ci démarre sous mon nez, sans aucune pitié ; ou bien, quand je trouve la porte d’un service administratif exceptionnellement fermé précisément le jour où j’ai décidé d’y aller…

 

C’est justement ce qui m’est arrivé lors de mon séjour à Brasilia ; tout a commencé vendredi, le jour de mon arrivée : après avoir pris mes quartiers à l’Auberge de Jeunesse, je m’en vais visiter le quartier des édifices administratifs pendant qu’il est encore en activité.

 

Je photographie à tout-va, et, arrivée au bout, tout au bout du centre de Brasilia, là… la batterie de mon appareil photo m’abandonne lâchement. Un peu irritée, mais obligée de me passer de la technologie, je poursuis mon chemin en reportant au lendemain ma visite de la Torre da TV, dont l’intérêt réside surtout dans la vue panoramique qu’elle offre sur la ville ; en route, je m’arrête au Museu Nacional qui abrite jusqu’au 5 novembre la IIème Biennale Brésilienne du Design : ironie du sort, les photos, d’ordinaire interdites dans les expos, sont pour une fois autorisées !



 

A mon retour, je laisse charger ma batterie une bonne dizaine d’heures (cette fois, je ne me ferai pas piéger !), et je me renseigne pour savoir quelle est la meilleure heure pour profiter de la vue de la Tour de TV : on me répond qu’à l’heure d’été, 18h c’est parfait !

 

Le lendemain, à 17h15 environ, je suis déjà dans les parages, flânant dans les étals de la « feirinha » (petit marché) pour tuer le temps en attendant d’avoir une bonne lumière ; vers 18h en effet, jugeant les couleurs du ciel suffisamment denses, je me dirige vers l’ascenseur : et là je m’entends dire que l’on peut monter seulement jusqu’à 17h45 ! Imaginez ma rage, moi qui traînais à côté depuis trois quarts d’heure !

 

Je reporte donc de nouveau ma visite au lundi, en me disant que ce premier jour de semaine tout sera ouvert ; c’était sans compter le jour férié, 28 octobre, Fête du Fonctionnaire Public (ce même jour férié qui m’a permis de prendre un week-end prolongé), sur lequel les édifices publics avaient pris de l’avance en fermant dès le lundi.

 

Mais ignorant cette coutume locale et décidée à tenter ma chance en retournant au Museu Nacional, je trouve donc porte close ; à défaut d’avoir ces merveilles du design brésilien dans mon salon, j’aurais aimé pouvoir en mettre quelques unes sur mon blog ; tant pis !

 

Je trouve en tous cas vraiment surprenant, et fort décevant, qu’à Brasilia, qui est tout de même la capitale fédérale, et pas un petit bled perdu, avec un patrimoine d’une richesse exceptionnelle, il ne se trouve pas un seul point d’information touristique en mesure de renseigner les visiteurs, de donner des horaires fiables et au moins un plan de la ville et des transports en commun : le minimum syndical, quoi ! ça m’aurait évité de me casser le nez à plusieurs reprises…

 

Musée fermé, chaleur à crever, shopping bondés… que faire ?

 

Je me dirige vers le Parque da Cidade, espérant trouver un peu de fraîcheur et de verdure, de jolies plantations et des bancs publics où, à défaut de bécoter un amoureux, je pourrais déposer mon gros sac à dos et bouquiner à l’ombre… en réalité, ce parc a bien peu d’intérêt : de l’herbe, sèche et jaune, et des arbres disséminés, une foire inhabitée, quelques joggeurs qui se courent après…



 

Je rejoins donc la Torre da TV, toute proche ; la « feirinha » est bien déserte, la plupart des étals sont fermés, je ne m’y attarde donc pas et grimpe directement en haut de la tour : la lumière est peut-être moins bonne, mais cette fois je peux tirer quelques photos !



 

Je redescends : encore trois heures à tuer avant le départ de mon bus ; il fait déjà moins chaud, alors finalement, pourquoi pas redescendre jusqu’à la Praça dos Tres Poderes tirer les dernières photos qui me manquent ? D’un bon pas, ce n’est finalement pas si loin…



 

Un dernier petit tour… et puis s’en vont ! La boucle est bouclée…

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