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Brasília : un joyau d’architecture moderne

2 Novembre 2008 , Rédigé par Passerelle Publié dans #Voyages - voyages

Inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO en 1987, Brasília concentre en son sein bon nombre des plus belles réalisations architecturales du XXème siècle, et des créations du célèbre architecte brésilien Oscar Niemeyer.


A commencer par le Museu Nacional : sur une immense esplanade de béton armé où le soleil tape avec une violence crue, émerge cet édifice d’un blanc éblouissant, aux allures d’OVNI ; le lieu est presque désert, et l’on se sent plongé dans un film de science-fiction : je n’aurais pas été étonnée de voir surgir E.T. !!!



Deriière ce monticule aux courbes néanmoins gracieuses s’élève la magnifique Catedral Metropolitana Nossa Senhora Aparecida : certes, d’ordinaire je préfère de loin une petite chapelle romane ou une cathédrale gothique, mais je dois avouer que cette architecture moderne, qui représente deux mains tendues vers le ciel, est profondément harmonieuse ;



accueilli par les sculptures des quatre Evangélistes réalisées par Alfredo Ceschiatti, avec l’aide de Dante Croce, l'on accède à la nef par un passage souterrain intentionnellement obscur et mal éclairé, qui offre un contraste d’autant plus saisissant avec l’intérieur, baigné par la lumière naturelle ; le soleil dans les vitraux colorés dessinés par Mairanne Peretti fait comme des jeux d’eau, et l’on sort apaisé par cette atmosphère de quiétude spirituelle.



Après le pouvoir régulier, le pouvoir séculier se déploie avec grandiloquence le long de l’ “Eixo Monumental”, bordé par les immeubles des Ministères, tous identiques ;



on peut y croiser des fonctionnaires en costard-cravate, dossiers sous le bras, qui vont se restaurer auprès de petits marchands ambulants, comme celui-ci qui, coïncidence ironique ou simplement amusante, s’est installé à l’ombre du Ministère du Travail et de l’Emploi :



Longue allée au bout de laquelle se dressent le Palácio do Congresso et ses deux demi-sphères : l’une, convexe, représente le Congrès, ouvert à toutes les opinions politiques et représentations de partis ; l’autre, concave, représente le Sénat, où doivent régner équilibre, réflexion et pondération.



Derrière le Palácio do Planalto, la Praça dos Tres Poderes réunit en un triangle les trois pouvoirs
suprêmes (exécutif, avec le Palácio do Planalto (le palais présidentiel), législatif, avec le Palácio do Congresso, et judiciaire, avec le Supremo tribunal Federal), et des œuvres désormais célèbres : la statue de la Justice par Alfredo Ceschiatti, les « Candangos » en fer forgé de Bruno Giorgi, hommage aux millions d’ouvriers venus œuvrer presque 24h/24 pendant trois ans à la construction de la ville, le « Pombal » de Niemeyer, la « Flecha » arborant (fièrement les jours de vent) le drapeau du Brésil…



Une place donc dédiée aux symboles, où ne s’attardent que touristes, marchands ambulants, et une colonie de pigeons qui lui donnent un air de « Piazza San Marco » sous les Tropiques…



En remontant vers le centre de Brasília, le Palácio do Itamaraty (Ministère des Affaires Etrangères) et le Palácio da Justiça se font face dans une débauche de jeux d’eaux et de verdure fort rafraîchissante dans cette capitale si sèche et si ensoleillée.



Puis, près de la Rodoviaria, qui fait la jonction entre l’ « Eixo Monumental » et l’ « Eixo Rodoviario-Residencial », s’élève le Teatro Nacional , une pyramide sans sommet, caractéristique de l’architecture aztèque, où les superstitions ont créé des légendes : l’histoire de gens qui se seraient perdus dans les couloirs sans pouvoir sortir, d’un jeune homme entré sans payer qui serait mort quelques jours après avoir fraudé…



Plus loin, toujours de Niemeyer, deux Mémoriaux se font face :

-          le « Memorial JK » rend hommage au Président Juscelino Kubitschek : une reconstitution de sa vie à partir d’objets, photos, documents donnés par sa famille, et une plongée au cœur des années 1950-1960, très intéressante, à défaut d’être privée d’objectivité.



-          Le « Memorial dos Povos Indigenas » rend quant à lui hommage aux populations indigènes : un édifice à l’architecture gracieuse et prometteuse, qui regroupe cependant une collection bien chiche et fort décevante où trois quatre hamacs et un ou deux masques tribaux se courent après…




Enfin, parmi les bijoux architecturaux de Brasília, restent l’Igreja Nossa Senhora de Fátima, le Palácio da Alvorada (la résidence présidentielle) et d’autres bâtiments intéressants pour un œil spécialiste d’architecture moderne, tels que l’immeuble du Banco do Brasil, le Pálacio do Buruti, la Torre da TV…


 

 

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