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Brasília : où loger ? (catégorie petit budget)

2 Novembre 2008 , Rédigé par Passerelle Publié dans #Voyages - voyages

On dit de Brasília que c’est une ville où tout est très cher ; les prix en moyenne subissent en effet une petite inflation par rapport à Campinas, mais ce qui me surprend le plus, c’est le prix de l’hébergement.

 

Lorsque je préparais mon excursion, n’ayant pas trouvé d’âme charitable pour me prêter un bout de canapé, j’écumais donc les sites des hôtels de Brasília : la ville étant très mal desservie par les transports en commun, et les hôtels de la périphérie peu recommandables, il était conseillé dans mon guide de descendre dans un hôtel du « Setor Hoteleiro » ;



avec les offres de week-end (en général, les trois nuits de vendredi, samedi et dimanche à moitié prix), le tarif le moins cher s’élevait à… 120 reais par nuit !

 

Bon, vu le cours du réal, ce n’est finalement pas si cher que cela, mais je ne me voyais pas payer en trois nuits d’hôtel l’équivalent d’un mois de loyer ici dans ma « republica » ; les hôtels de luxe, ce sera pour plus tard, « se deus quiser » !

 

Faisant alors appel à mes souvenirs de baroudeuse, j’ai pensé aux auberges de jeunesse : j'aime bien les auberges de jeunesse... C'est cosmopolite, décontracté et souvent même un peu folklo ; le problème, c’est qu’elles sont souvent excentrées et difficiles d’accès ; mais ici, une fois consulté le site du Brasília Hostel, je me rends compte que c’est finalement assez près, bien moins cher que l’hôtel, et comme je ne tiens pas particulièrement au confort, ma bourse d’étudiante s’en portera aussi bien !



 

L’Auberge de Jeunesse s’est révélée propre, tranquille, avec un personnel extrêmement serviable et un accueil chaleureux ; ce fut aussi l’occasion de rencontrer d’autres voyageurs et de confronter nos regards sur le Brésil : une Brésilienne de São Paulo, une Française, étudiante en architecture, un couple de Français, un Italien plus « rital » que dans les clichés, et une Ukrainienne : si tous les autres étaient ici pour des motifs de tourisme, cette dernière était là pour travailler et habitait à l’Auberge de Jeunesse en attendant de trouver un logement, démarche apparemment très difficile à Brasília où tout est très cher, en particulier le logement, et en particulier en ce moment…

 

Elle m’a fait penser à tous ces nouveaux immigrés des pays de l’Europe de l’Est (surtout des femmes, et souvent très jeunes) qui affluent dans les pays dits « développés » pour trouver du travail, et je l’ai trouvée très courageuse : de l’Ukraine au Brésil, quel choc !

 

Bref, même en voyageant seul au Brésil, vous n’êtes jamais vraiment seul : il se trouve toujours quelqu’un pour faire un brin de causette, vous renseigner, vous aider, vous accompagner… Je ne sais pas ce qui rend ce peuple si gentil et secourable ; on me dit que les Brésiliens adorent les étrangers, et que si vous avez la chance de savoir baragouiner quelques mots de portugais, alors ils vous adoptent immédiatement !

 

Ce que j’ai retiré de ces discussions, avec les touristes et avec les gens du cru, c’est que le Brésil souffre d’une double image qui n’est pas à son avantage : d’un côté les favelas, la drogue, la prostitution, la violence ; de l’autre, la plage, les belles nanas en micro-bikini et la caipirinha… Mais le Brésil, heureusement, ce n’est pas que cela ! Et je m’emploie, dans ce blog en particulier, à montrer les mille et une facettes d’un pays-mosaïque que l’on n’a pas fini de découvrir…

 

 

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