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Brasília, la mal-aimée

2 Novembre 2008 , Rédigé par Passerelle Publié dans #Voyages - voyages

Après la « capital estadual », la « capital federal » !

 

J’ai profité de ce que le 28 octobre est ici un jour férié, en l’honneur du Fonctionnaire Public (le Brésil est décidément un pays où la bureaucratie est reine !) pour me rendre à Brasília, la capitale du Brésil.

 

Pour préparer mon excursion, j’ai demandé conseils et bons tuyaux à droite et à gauche, et je me suis rendu compte qu’en réalité bien peu de Brésiliens connaissent leur capitale, et bien moins encore l’apprécient !

 

Les échos sont plutôt négatifs : une ville grande, urbaine, faite pour l’automobile, où il n’y a rien à faire… Mon impression fut plus mitigée : la ville est grande en effet, et conçue pour l’automobile, mais ce pour des raisons historiques que je vous expliquerai plus tard ; on ne trouve donc pas grand plaisir à se balader dans les rues, qui sont bordées de grands immeubles, et fréquentées uniquement par des fonctionnaires affairés ou de petits marchands ambulants. De grandes allées, sans un brin d’air ni un filet d’ombre…




 

On ne flâne donc pas à Brasília : pas de café où s’arrêter lire le journal, pas même les « lanchonetes » qui me sauvèrent la vie à São Paulo ; pour se restaurer, ou se divertir, une seule possibilité : les « shoppings » (centres commerciaux) ! La culture laisse place à la consommation… et si vous avez un petit creux, la seule direction, c’est la « Praça de alimentação », souvent au dernier étage du « shopping », où là vous avez l’embarras du choix, mais dans le domaine limité du fast-food : burgers, italien, japonais, grillades, sandwichs… j’ai mangé pour me caler, pas pour les délices de mes papilles, et encore moins de mes pupilles !



 

Par contre, à Brasília, contrairement à São Paulo, on trouve de l’espace, des arbres, de l’herbe… bref, on respire !













Et l’architecture, bien que commençant à dater, est toujours harmonieuse, et s’intègre au paysage sans trop faire sentir son âge (ce qui est rarement le cas des constructions des années 1960-1970 !).

 

En somme, à moins d’être passionné d’architecture moderne, et disciple inconditionnel d’Oscar Niemeyer, un jour ou deux suffisent pour faire le tour des principaux édifices et se donner une idée de Brasilia ; après, le Distrito Federal est un point de départ intéressant pour rejoindre d’autres Etats de l’intérieur (Goiás, Mato Grosso, Mato Grosso do Sul) et plonger dans le Brésil profond…

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