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Carnivore, j'adore !

13 Octobre 2008 , Rédigé par Passerelle Publié dans #Papilles & Pupilles

J’ai participé hier à mon premier « churrasco » brésilien ! Récit d'une incursion dans les traditions "gauchos".

 

Attention, le « churrasco » n’est pas un simple et vulgaire BBQ… c’est une véritable institution ! On organise un « churrasco » pour les anniversaires, les fêtes, ou tout simplement, parce qu’on en a envie… et beaucoup de maisons sont équipée d’une « churrascaria » sur mesure.

 

Certes, il aurait été plus pittoresque de participer à un « churrasco » familial ; mais « à cheval donné on ne regarde pas les dents », et, comme j’étais invitée à l’anniversaire d’un ami d’amis, j’ai saisi l’occasion de découvrir l’autre dimension du « churrasco », celle de la « churrascaria » officielle, en attendant d’en découvrir la version « off »…

 

En route donc pour le « rodizio », une des meilleures « churrascarias » du Barão Geraldo… l’une des plus chères aussi : mais pour un porte-monnaie européen, habitué à des notes autrement salées et à des portions autrement plus maigres, je m’en sors plutôt bien ! Comptez 25 à 30 reais pour des viandes d’excellente qualité et des accompagnements innombrablement variés, le tout à volonté !

 

Ici, point de menu avec ordre strict « entrée/plat/dessert », c’est plutôt le système self-service, chacun, muni de son assiette, se rend au buffet garni de : salades, crudités, taboulé, pain, oeufs durs, surimis, sushis, charcuteries… et même de préparation intrigantes à base de bananes, mayonnaise et noix de coco râpée (désolée, pour la santé de mon estomac, j’ai préféré ne pas tester).

 

Puis, une fois attablé, le roi c’est moi ! Les « garçons » (c’est ainsi que l’on appelle les serveurs, vous me taxerez de chauvinisme tant que voudrez, mais j’y vois une preuve incontestable de la suprématie française en matière de gastronomie !) se succèdent, chacun équipé d’une sorte de broche qui retient un morceau de viande grillé, dont ils découpent un morceau à votre attention, si vous le souhaitez.




 

Je l’avoue, je ne suis pas fanatique de la viande ; petite, même, j'en avais horreur ; mais là ! La viande est tendre et juteuse, assaisonnée à point, sans un seul morceau de gras, et vous avez l’embarras du choix (moi-même je n’ai pas pu goûter à tout) : bœuf, « picanha » (ce serait le pavé de bœuf, si j’ai bien compris les explications bouchères de mon voisin de table - à droite), porc sous toutes ses coutures, poulet, cœur de poulet, faisan, saucisse, agneau, mouton… C’est la valse des viandes !

 

Le problème, c’est que vous n’avez pas plus tôt fini de découper votre morceau de filet que déjà arrive un autre garçon pour vous proposer un peu de jambonneau ; et deux secondes plus tard, un autre vous présente galamment du gigot ; bref, vous passez le repas à vous tourner vers le garçon pour lui dire « non merci » ou « oui, s’il vous plaît », et vous n’avez pas le temps de déguster, ni même de savoir vraiment ce que vous êtes en train de manger… encore moins de converser !

 

Alors imaginez le sort de ma voisine de table (à gauche), végétarienne…

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sof 15/10/2008 23:14

Quelle est la correspondance entre euros et reais ?

Passerelle 16/10/2008 01:20


je te renvoie au site qui figure sur la liste des liens : "Convertisseur Euro-Real", où tu trouveras l'équivalence au taux le plus actuel.


ronan 14/10/2008 19:17

c'est une belle description...et ce sont souvent des endoits agréables et décontractés...et malgré la quantité phénoménale de viande que l'on peut ingurgiter...comme les légumes sont aussi très verts et très bon...ça équilibre...il faut toutefois se limiter à une ou deux fois par semaine...rire

Passerelle 15/10/2008 05:58



décontractés ? moi j'ai trouvé celui-ci plutôt guindé, avec son défilé de "garçons" aux cheveux gominés qui vous demandent avec une politesse exagérée si "a senhora aceita ?" ("Madame
agrée-t-elle ?") un morceau de contre-filet... à consommer donc en effet avec modération !