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« Il y a trop de gens qui s’aiment »…

4 Octobre 2008 , Rédigé par Passerelle Publié dans #On tourne !

Sur l'Avenida Paulista se trouve un centre culturel qui regroupe plusieurs librairies spécialisées, où l'on peut feuilleter l'ouvrage de ses rêves ou la trouvaille du moment confortablement calé dans un pouf ; des cafés et des restaurants ; et un cinéma, où dimanche dernier passaient : un film guerrier américain, une comédie brésilienne, et "Les Chansons d'Amour" de Christophe Honoré.
 

Etonnant de trouver un film qui entrerait en France dans la catégorie « d’art et d’essai », dans un cinéma de l’Avenida Paulista ; mais les Paulistains semblent apprécier le cinéma « alternativo », la preuve chaque année par la « Mostra Internacional de Cinema de São Paulo », qui pendant deux semaines, à la fin du mois d’octobre, présente au public plus de 200 films, brésiliens et étrangers ; en VO presque systématiquement de surcroît, ce que j’apprécie fort, moi qui ai horreur des doublages ; prise d’une légère « saudade », et fatiguée de ne carburer qu’au portugais depuis quatre jours, je me décide donc pour le film français.



 



Sorti en France en mai 2007, présenté en compétition officielle au Festival de Cannes, « Les Chansons d’Amour » est en réalité plutôt une tragi-comédie musicale, où Ismaël (Louis Garrel, toujours aussi épatant… et séduisant) et Julie (Ludivine Sagnier), un couple en perte de vitesse, ont décidé pour retrouver l’ardeur des premiers temps d’inviter une amie, Alice (Clothilde Hesme) à faire ménage à trois ; trois, c’est aussi le nombre de séquences du film, qui est partagé entre « le départ », « l’absence », et « le retour » ; car suite à un accident cardiaque, Julie disparaît (« le départ ») et laisse ses proches affronter le deuil et le manque (« l’absence ») avant d’ouvrir une nouvelle page de leur vie (« le retour »).

 

Avec ses personnages à la sexualité limitrophe, et une galerie de succulents acteurs secondaires, ce film interroge la douleur, la famille, l’angoisse et le bonheur, le tout sur fond de zizanie sentimentale dans les rues de Paris : très bon pour mon accès de nostalgie !

 

On a pu reprocher à Christophe Honoré de vouloir surfer sur la « Nouvelle Vague » française, imiter les Resnais, Demy et autres maîtres de la comédie musicale sans avoir leur talent… on aime ou on déteste, mais à coup sûr, on ne reste pas indifférent !

 

 

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