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SP : soirée de concert à la Sala São Paulo

4 Octobre 2008 , Rédigé par Passerelle Publié dans #Intermède musical

Ex-flûtiste appliquée, encore musicienne à ses heures, et mélomane aux goûts éclectiques, j’ai, pour l’avoir longtemps pratiquée, une prédilection pour la musique classique, en particulier les œuvres symphoniques et l’opéra lyrique.

 

Le fait que São Paulo dispose d’une salle à avec une acoustique de qualité et d’un orchestre de renom international ne m’a donc pas échappé, et, m’étant informée sur la programmation, j’ai proposé à Raquel et Gabriela de nous rendre au concert du vendredi soir ; par chance, le frère de Raquel, ténor de sa profession, a chanté à la Sala São Paulo et, par relations interposées, a pu nous obtenir des billets.

 

Installée dans les locaux de l’ancienne gare « Júlio Prestes da Luz », la Sala São Paulo est un édifice d’une rare élégance, avec ses lambris de bois clair et son éclairage discret. Elle jouxte un bâtiment également fort élégant, mais qui abritait il fut un temps les escadrons de la mort de la dictature, et résonnait des cris des dissidents torturés ; c’est aujourd’hui une annexe de la Pinacoteca do Estado, et il s’y passe moult événements, artistiques et mondains : mais l’art peut-il effacer les horreurs de l’Histoire ?

 

Au programme vendredi 26 septembre : en première partie, la « Symphonie concertante en Mi bémol majeur » de W.A. Mozart ; grande admiratrice de ce génie autrichien, j’attendais beaucoup de cette pièce, et j’ai été un peu déçue : d’une part, le cor soliste a laissé échapper quelques fausses notes que mon oreille attentive pardonne avec clémence à un orchestre amateur, qu’elle n’accepte pas chez des professionnels d’un tel niveau ; d’autre part, j’ai trouvé le reste de la prestation excellent, techniquement parfait, mais totalement froid et détaché : il manquait un petit soupçon d’âme…

 

La deuxième partie en revanche a suscité mon intérêt, avec « La Sirène » de Zemlinski : né à Vienne en 1871, formé au Conservatoire, Alexander Zemlinski y mène la plus grande partie de sa carrière, avant d’émigrer à New York où il meurt en 1942.



Il côtoie les grands de ce monde musical, Brahms, Malher, Schönberg, dont l’on retrouve les élancements et la puissance symphonique dans ses œuvres ; et « La Sirène » dégage une poésie lyrique, avec des phrasés subtils, des jeux de nuances et des solis virtuoses et mélancoliques : un chant qui ferait voyager Ulysse jusqu’ici…

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