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SP : Fossé social

4 Octobre 2008 , Rédigé par Passerelle Publié dans #Réalités

Le Brésil est l’un des pays où l’on recense le plus d’inégalité sociale : très peu de très riches, et beaucoup de très pauvres ; entre les deux, une classe moyenne assez restreinte ; des niveaux de vie donc très inégaux, que je synthétise ici de manière presque caricaturale (lire donc ce qui suit avec quelques nuances)  :

 

-          les riches vivent dans « ghettos » de riches, des résidences ultra-surveillées, avec mirador et garde du corps, police privée, et toute une équipe de « domestiques » (nourrice, cuisinière, jardinier, femme(s) de ménage, chauffeur…) à leur service ; ils roulent en pick-ups fort consommateurs d’énergie, passent leurs week-ends dans des « clubs » à jouer au golf et bronzer près de la piscine, et inscrivent leurs enfants dans les meilleures écoles et universités privées du pays ;

 

-          les pauvres vivent (ou plutôt, survivent) dans des quartiers insalubres, des zones périphériques, et bien sûr, dans les « favelas », véritables champignons qui poussent en bordure de la métropole ; logements surpeuplés, chômage, promiscuité, drogue, alcoolisme, insalubrité : on pourrait croire à des clichés, mais c’est en partie malheureusement bien vrai…

 

São Paulo concentre en son sein des exemples frappants d’inégalités : riches et pauvres se frôlent en permanence, mais jamais ne se mêlent : par exemple, à Morumbi, un des quartiers les plus cotés, les résidences privées juxtent une favela ; mais un immense mur consolidé sépare les deux zones et interdit toute communication.

 

Dans le centre, les « buzinessmen » affairés font cirer leurs chaussures avant de se rendre dans l’un des innombrables « trade centers » manipuler virtuellement des milliers de dollars ;



la ville est ainsi truffée de petits métiers, vendeurs de rue et marchands ambulants, palliatif précaire à un taux de chômage de 10%... mais j’ai remarqué bien peu de mendicité.



 

Certains Paulistains, héritiers des « barons du café », semblent avoir conservé une mentalité un peu « esclavagiste », et se préoccupent bien peu de savoir si la femme de ménage qui vient laver leurs vitres tous les jours a de quoi manger… et les plus démunis sont laissés pour compte, réduits à trouver un « squat » quelconque dans les décombres de la "zone"...



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