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SP : le « Centro », entre passé, présent et futur

4 Octobre 2008 , Rédigé par Passerelle Publié dans #Voyages - voyages

La visite du centre de São Paulo, où les monuments se jouxtent et ne se ressemblent pas, est l’occasion d’un véritable voyage dans le temps, à travers les étapes qui ont marqué l’histoire de la ville et de l’Etat. 

Débarquée de la planète « Liberdade » (cf billet précédent),je retrouve le monde occidental à la Praça da Sé, dominée par la Catedral Metropolitana, un édifice néo-gothique terminé en 1970, et qui peut accueillir jusqu’à 8000 personnes.

 

De là, je rejoins la Praça Patío do Colegio, berceau natif de São Paulo, où la mission jésuite fonda son collège en 1554…


 


… et le Largo São Bento, d’où des milliers de bandeirantes partirent à l’aventure. De style éclectique, le Monastère et l’Eglise de São Bento datent du début du XXème siècle, et accueillent des concerts de chant grégorien.


 


Je remonte ensuite l’Avenida São João jusqu’au croisement avec l’Avenida Ipiranga : un carrefour immortalisé par la chanson « Sampa » de Caetono Veloso, hommage du chanteur brésilien à la ville de São Paulo, dont voici le premier couplet :


 

"Alguma coisa acontece no meu coração
que só quando cruza a Ipiranga e a Avenida São João
é que quando eu cheguei por aqui eu nada entendi
da dura poesia concreta de tuas esquinas
da deselegância discreta de tuas meninas”



Direction le Teatro Municipal, édifice baroque avec quelques ajouts Art Nouveau qui fait la fierté des habitants et offre une programmation de concerts classiques de qualité ; malheureusement, la batterie de mon appareil photo me lâche à ce moment-là… je serai donc brève, et laisserai travailler votre imagination, sans photos à l’appui…


J’emprunte le Viaduto do Chá, un pont métallique de 1892 qui porte le nom d’une ancienne plantation de thé (en portugais, « chá ») des alentours ; en contrebas, je peux apercevoir le Parque Anhangabaú, qui, en langue tupi-guarani signifie « Vallée des Démons », car les Indiens croyaient que de mauvais esprits vivaient là.


Le Largo São Francisco est une petite place triangulaire, encadrée par deux églises du XVIIIème siècle aux couleurs bleu et or, et par la prestigieuse Faculté de Droit ; en son centre, une œuvre d’art controversée, statue du suisse William Zadig représentant un Français embrassant une femme indienne.


J’aime alterner visites de monuments, et promenades dans les quartiers vivants : mon escapade du lendemain me conduit donc, près de l’Estação da Luz, Rua José Paulino, dans le quartier juif du Bom Retiro (le « Sentier » paulistain) et ses magasins de fringues bon marché, en gros et au détail ; puis, Rua 25 Março, rue commerçante, historiquement territoire de la communauté arabe de São Paulo, très animée également.

 

Retour en suite à la case départ, Praça da Sé, avec un détour par le quartier des affaires : immeubles Art Déco, sièges de banques, messieurs en costar-cravate et demoiselles en tailleur-escarpins, ici il semble que l’horloge tourne plus vite tant les gens semblent pressés : « time is money », isn’t it ?

Au milieu de ces gratte-ciel imposants trône l’immeuble dit « Banespa », qui abrite le siège du « Banco Estadual de São Paulo » :



inauguré en 1947, cet édifice haut de 161 mètres s’inspire de l’Empire State Building de New York et constitue un belvédère exceptionnel offrant, du haut de ses 36 étages, un large panorama de São Paulo.




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