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"Derbake" : de l'Afrique au Brésil

1 Septembre 2008 , Rédigé par Passerelle Publié dans #Intermède musical

Samedi. J’accompagne Viviana à un cours de percussions dans le centre de Campinas : venue par curiosité, juste pour voir, je me lance finalement moi aussi dans l’apprentissage intrépide des rudiments du « derbake ».
 

Percussion d’origine populaire nord- africaine, le « derbake » fut adopté dans les années 1970 par nombre de musiciens brésiliens séduits par le potentiel qu’offre le « derbake » en matière de rythmes et de sonorités.




 

Le « derbake » est traditionnellement fait d’argile cuite revêtue de cuir de chevreau ; les versions modernes de cet instrument comportent un corps en aluminium avec un revêtement de nylon, voire, pour certains, un corps en aluminium fondu.


 

Le cours commence par un étirement des doigts et poignets, un relâchement des articulations, car le « derbrake » exige, comme nombre de percussions, beaucoup d’agilité. On prend ensuite possession de l’instrument : en position assise, on tient le « derbake » en équilibre sur la cuisse gauche si l’on est droitier, droite si l’on est gaucher ; à chacun de trouver la position la plus confortable qui lui permettra d’être à l’aise dans ses mouvements.


 





















Première leçon : les sons de base, au nombre de quatre, exigeant chacun une position de la main (paume, doigts et phalanges) et une impulsion différente.

 

 

 

1)      le « dum » : son grave obtenu en frappant fort la paume de la main droite à plat dans le centre du disque ;




2)     
le « tá » : son aigu obtenu en frappant la première phalange de l’annulaire de la main droite sur le bord du disque ;




3)     
le « ká » : son aigu obtenu en frappant la première phalange de l’annulaire de la main gauche sur le bord du disque ;
























4)     
le « sak », son grave obtenu en frappant la main droite, les doigts repliés en éventail, dans le centre du disque ;



 

 

Je sais, ça semble un peu difficile à imaginer comme ça, mais en pratique c’est assez simple.

 

Deuxième leçon : les rythmes de base, composés à partir de l’association de ces mouvements : le « laff », l’ »ayub », le « maqsum » et le « baladi », que je ne vous détaillerai pas si je ne veux pas que ce billet tourne au cours de solfège rébarbatif.

 

Une fois que l’on a « pris » le rythme, ça devient franchement agréable : les mains finissent par trouver seules l’impulsion nécessaire, et le corps accompagne le mouvement, offrant des sensations sonores inattendues… Après, les meilleurs sauront improviser à partir de ces rythmes de base, et se lancer dans une explosion de « dum », de « tá » de « ká » et de « sak »…

 

 

 

 

 

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