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Un soir au Bar do Jair

31 Août 2008 , Rédigé par Passerelle Publié dans #Amicales noctambules

Vendredi. Gabriela, une étudiante de l’Istitudo de Estudos da Linguagem, m’a invitée aujourd’hui à aller prendre un verre ce soir avec ses amis, dans un bar paraît-il sympathique, proche de la « Moradia ». Un peu fatiguée d’avoir baragouiné en portugais toute la journée, je lutte pourtant contre cet accès de flemmite aigue et ma timidité naturelle, et je me dirige vers le « Bar do Jair ».

 

La réputation des Brésiliens en matière de ponctualité est telle que je me permets d’arriver avec une demi-heure de retard par rapport à l’heure prévue (19h) : mais c’est encore trop tôt, et en attendant Gabriela, je décrypte la carte des boissons et je prends la température de la soirée : attablés autour de boissons et petites « tapas » à grignoter, dans une lumière tamisée, jeunes et moins jeunes discutent avec entrain, et l’ambiance est au rendez-vous.




 

Quelques coups d’œil à ma montre plus tard, je suis en train de discuter avec un groupe d’étudiants qui, intrigués de me voir attendre seule, m’ont invitée à me joindre à eux pour faire un brin de causette : la sociabilité est ici facile et décomplexée, et j’aurai certainement d’autres occasions de le constater.

 

Quand Gabriela arrive enfin (à…20h30 !), je me joins à sa tablée, et je commande, sur ses conseils, une portion de « coxinha » (prononcer « cochignia ») : c’est une boule de pâte de manioc frite, et farcie, au choix, de poulet, de poisson, de crevette, de légumes, de fromage, avec ajout (ou non) de « Catupiry » (un célèbre fromage local un peu piquant). J’opte pour la spécialité de la maison, la « coxinha de carne seca », qui est une spécialité du Nordeste du Brésil, où l’on a coutume de faire sécher la viande au soleil. Un peu bourrative, mais savoureuse, la « coxinha » se mange avec les doigts, seul ou à plusieurs.



Côté boissons, le choix est large : alcoolisées, comme la « cerveja » (bière) ou la célèbre « cachaça », un alcool de sucre de canne qui est l’ingrédient de base de la boisson nationale, la « caiprinha » ; et non alcoolisées, avec des sodas (et l’on retrouve notre fidèle « Coca-Cola), et des jus de fruits frais aux multiples variantes : mélangés avec du lait, des céréales, ou de la pulpe de fruits. Ici, on n’a pas attendu la mode des « smoothies » ! Et je me laisse séduire par un jus d’orange à la pulpe de fraise (« suco de laranja com polpa de morango »), mousseux et juteux à souhait, parfait pour rafraîchir mon gosier un peu desséché à force de papoter.

 

Car bien que nouvelle venue dans ce pays (et parfois j’ai peine à croire que je suis arrivée il y a seulement trois jours !), je ne suis pas laissée à l’écart, et, tour à tour, chacun des amis de Gabriela vient faire connaissance.

 

Peu après, un groupe de musiciens vient s’installer sur une petite scène improvisée, pour interpréter ce que j’apprends être un « chorinho » (prononcer « chorignio »), et qui fera l’objet du prochain billet.

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