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Jeudi 28 août 2008 4 28 /08 /Août /2008 01:43

Une fois les formalités d’entrée sur le territoire accomplies, les bagages récupérés au grand complet, je m’accorde une petite pause café : les habitudes quotidiennes, et en particulier celles du petit-déjeuner, sont à mon goût la meilleure façon de percevoir d’éventuelles différences ou similitudes culturelles à l’étranger…

 

En l’occurrence, j’ai presque l’impression de me retrouver en Italie : on paye d’abord, à la caisse, où l’on reçoit un ticket que l’on présente ensuite à une deuxième serveuse pour récupérer son précieux butin. Ça fait deux emplois au lieu d’un (qu’en pensent les spécialistes en croissance économique ?), et l’on est servi plus vite.

 

Bien sûr, outre le café et autres boissons, sont proposées toutes sortes de spécialités locales : « coxinhas de frango », « pão do queijo », « salgados »…auxquelles je suis tentée de goûter (l’insipide petit-déjeuner d’Air France m’a laissé un léger arrière-goût d’insatisfaction) ; mais je ne crois pas que l’aéroport soit l’endroit le plus judicieux pour initier mes papilles voyageuses à ces nouvelles saveurs.

 

Quoique… certaines me sont peut-être déjà familières : je retrouve « focaccie capresi » et croissants au jambon, preuves s’il en est du métissage culinaire d’un Brésil colonisé par l’Europe entière…

Mais je me contente d’un simple expresso, délicieux au demeurant : me voilà rassurée ! Un peuple qui fait du bon café ne peut pas être foncièrement mauvais…

Par Passerelle - Publié dans : Papilles & Pupilles
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Jeudi 28 août 2008 4 28 /08 /Août /2008 01:41

Comme elles sont belles, nos hôtesses ! Jolies petites poupées, soignées jusqu’au bout des ongles, au chignon serré dont pas un cheveu ne s’échappe et au tailleur intemporel. Et leur sourire ! On croirait qu’il suffit d’actionner un bouton pour obtenir le même sourire sur toutes les lèvres… Mesdemoiselles, n’est-ce pas un peu crispant pour les zygomatiques ?

 

Etrange métier en effet que celui de ces jongleuses de fuseaux horaires, habituées des salles d’embarquement et rares initiées autorisées à pénétrer dans le sacrosaint cockpit.

Parfois, ça fait rêver ; et puis je me dis que pour répéter à longueur de journée des consignes de sécurité et servir des plateaux-déjeuner, il faut non seulement un joli minois, mais surtout une sacrée vocation !

Par Passerelle - Publié dans : Incongruités
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Jeudi 28 août 2008 4 28 /08 /Août /2008 01:37

Ce n’est pas que je n’aime pas l’avion, ou que le fait d’être suspendue à quelques milliers de mètres au-dessus du sol m’angoisse et me terrorise…

 

Mais l’air en boîte, très peu pour moi. A peine entrée dans la cabine, je n’ai déjà qu’un désir, respirer à pleins poumons un grand bol d’air frais. Ensuite, il faut s’installer dans ces sièges (dignes descendants des chaises de torture) où il est impossible de ne pas attraper, à la longue, un torticolis, une crampe, ou, moindre mal, des fourmis dans les jambes…

 

En fait, je l’avoue, je suis jalouse : oui, mortellement jalouse de ces passagers à qui il suffit d’étendre les jambes, de s’envelopper d’une couverture et de rabattre sur leurs paupières un masque d’avion, pour s’endormir comme des bébés et ne se réveiller qu’une fois arrivés à destination.

Moi, je me tords et retords dans tous les sens sans parvenir à trouver de position confortable ; j’ignore quel trauma post-partum j’ai pu subir, mais je dors en chien de fusil, autrement dit en « position fœtale » : je ne sais pas ce qu’en dirait tonton Sigmund, mais moi je trouve que ce n’est pas vraiment ce qu’il y a de plus pratique vu la configuration d’un siège d’avion.

 

Le vol fut donc long (environ 11h), perturbé par quelques zones de turbulences, distrait par un film de faible qualité, et par quelques moments d’assoupissement en pointillés…

 

C’est dire si j’avais hâte d’arriver !

 

Par Passerelle - Publié dans : Voyages, voyages
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Jeudi 28 août 2008 4 28 /08 /Août /2008 01:26

Je ne pouvais pas décoller de l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry à 9h du soir sans rendre hommage au célèbre et génialissime père du « Petit Prince »…

 

Sans vouloir verser dans un lyrisme dégoulinant, je dois avouer que le spectacle qui s’est offert à mes yeux lors du décollage fut absolument grandiose : coucher de soleil en technicolor, déployant une ligne d’horizon rouge flamboyant surmontée de gradations orangées tirant vers le bleu azur, le tout au-dessus d’une mer de nuages évoquant la douceur molletonnée d’un champ de coton.

 

La nuit est ensuite tombée peu à peu, parsemée de petites lucioles, et dessinant une nouvelle carte géographique, celle des tracés lumineux des réverbères.

 

C’est beau, la terre vue d’en haut.

Par Passerelle
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Jeudi 28 août 2008 4 28 /08 /Août /2008 01:17

Les aéroports, tout comme les gares, m’ont toujours fascinée : plaques-tournantes au croisement de mille destinations, espaces cosmopolites où l’on croise toutes sortes de gens - je m’amuse d’ailleurs souvent à essayer de deviner la nationalité des passagers : vaste gageure !

Ce qui me fascine aussi, outre le nombre et la diversité des passagers au départ, à l’arrivée, en transit, depuis les quatre coins du monde, c’est la fourmilière qui grouille derrière tout cela : tout le personnel, équipages, techniciens, et indispensables petites mains qui font tourner les rouages de cette immense machinerie internationale.

 

Ensuite, ce sont ces interminables couloirs, aseptisés et uniformes, identiques à Djakarta et à New York, à Bombay et à Rio, de sorte que quiconque puisse se repérer, à condition de maîtriser les rudiments de l’anglais standard.

 

Et puis ces publicités pour produits de luxe, où de sublimes mannequins vantent avec glamour le nouveau parfum d’un grand nom de la haute-couture, où des golfs à perte de vue se déploient dans leur verdure majestueuse, et où les cartes Visa Gold brillent de tous leurs feux.

Avec mes baskets et mon sac à dos de baroudeuse, je me sens un peu pouilleuse à côté de ces beautés en papier glacé, et de leurs émules, assises à mes côtés dans la salle d’attente, de retour d’une semaine de shopping champs-élyséen.

 

Décidément, nous n’avons pas les mêmes valeurs…

 

Par Passerelle - Publié dans : Incongruités
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