Une fois les formalités d’entrée sur le territoire accomplies, les bagages récupérés au
grand complet, je m’accorde une petite pause café : les habitudes quotidiennes, et en particulier celles du petit-déjeuner, sont à mon goût la meilleure façon de percevoir d’éventuelles
différences ou similitudes culturelles à l’étranger…
En l’occurrence, j’ai presque l’impression de me retrouver en Italie : on paye d’abord, à la caisse, où l’on reçoit un ticket que l’on présente ensuite à une deuxième serveuse pour récupérer son précieux butin. Ça fait deux emplois au lieu d’un (qu’en pensent les spécialistes en croissance économique ?), et l’on est servi plus vite.
Bien sûr, outre le café et autres boissons, sont proposées toutes sortes de spécialités locales : « coxinhas de frango », « pão do queijo », « salgados »…auxquelles je suis tentée de goûter (l’insipide petit-déjeuner d’Air France m’a laissé un léger arrière-goût d’insatisfaction) ; mais je ne crois pas que l’aéroport soit l’endroit le plus judicieux pour initier mes papilles voyageuses à ces nouvelles saveurs.
Quoique… certaines me sont peut-être déjà familières : je retrouve « focaccie capresi » et croissants au jambon, preuves s’il en est du métissage culinaire d’un Brésil colonisé par l’Europe entière…
Mais je me contente d’un simple expresso, délicieux au demeurant : me voilà rassurée ! Un peuple qui fait du bon café ne peut pas être foncièrement mauvais…
Les aéroports, tout comme les gares, m’ont toujours fascinée : plaques-tournantes au croisement de mille destinations, espaces cosmopolites où l’on croise toutes sortes de gens -
je m’amuse d’ailleurs souvent à essayer de deviner la nationalité des passagers : vaste gageure !
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